La narration est légèrement décentrée par rapport à "Petit Pays" puisque l'auteur a fait le choix d'un personnage principal qui n'a connu le génocide rwandais de 1994 qu'à travers le petit écran en France mais le récit n'en est pas moins épouvantable. Les non-dits sont très prégnants : la mère rwandaise qui ne parle jamais de son pays de son histoire ni même sa langue maternelle et qui ne lâchera rien à l'arrivée de son "neveu", Claude, gravement blessé, où le lecteur comprend bien que l'enfant de 12 ans, recueilli, s'est pris un coup de machette. L'auteur semble avoir gagné en maturité et apporte beaucoup d'explications quant à la manipulation des autochtones par les pays occidentaux et insiste sur le fait que le drame n'épargne pas les générations qui ont suivi. L'histoire du Rwanda est balayé de la genèse du génocide à travers le personnage de Rosalie, son arrière grand-mère jusqu'à sa reconstruction à travers Claude et Stella.
| Rue bordée de jacarandas à Pretoria, en Afrique du Sud. |
Les mots me manquent quand je dois écrire une critique sur des événements ô combien sordides qui ont pu se produire à un moment ou un autre de l'histoire de nos civilisations.
Il a fallu que j'aille voir à quoi ressemblait un jacaranda pour comprendre le pourquoi de la couleur du livre.
Jacaranda, 282 pages, aux Editions Grasset, 2024, prix Renaudot 2024,
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Petit Pays de Gaël Faye, le livre et le film. Le livre a obtenu le Goncourt des Lycéens.
Une série Netflix : Rwanda, la couleur du sang
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