samedi 23 mai 2026

Freux de Tony Zwald

 

Je remercie Babelio pour m'avoir fait parvenir ce livre dans le cadre de la masse critique d'avril. Les corvidés semble être le fil conducteur des dernières sélections.J'entendais à la radio que 4 films sur la seconde guerre mondiale était présentés au festival de Cannes.
Les conflits mondiaux semblent être des sujets inépuisables.

Là c'est un roman graphique de Tony Zwald que je vais vous présenter. La première de couverture donne le ton, tout en noir et blanc, barbelés ( il y en a beaucoup, beaucoup en tournant les pages ) , corbeau et squelette de soldat allemand en uniforme au  premier plan. Le titre Freux rime avec affreux. Ces oiseaux là ne sont pourtant qu'opportunistes, comme les rats d'ailleurs, le reste n'est qu'imaginaire et anthropomorphisme. L'oiseau de malheur est au champ de bataille ce que l'aigle est aux grands espaces comme une espèce de négatif du Reichsadler du Saint Empire germanique.

Je me demandais pourquoi l'auteur avait fait le choix de  se placer du côté des allemands. Puis j'ai lu que certains dialogues rendent hommage à Ernst Jünger, qui, à 19 ans, a été officier dans les Sturmtruppe, connu pour avoir traversé le conflit avec une rare distanciation, un courage sans faille  et  un œil capable de trouver de la poésie dans les moments les plus horribles sans pour cela être un psychopathe, ce qui peut être l'empêcha de tomber dans la folie ou le désespoir, contrairement à certains personnages du roman.

Du coup j'ai envie de lire " Orages d'acier" alors que ma PAL déborde.