dimanche 1 janvier 2012

Nouvel An !






Bonjour,

je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012 avec plein d'agréables découvertes littéraires.


jeudi 29 décembre 2011

Le Trone de Fer -Game of Thrones - G R R Martin

 

Le hasard fait incroyablement les choses. en bien ou en mal, peu importe. mais là c'est en bien agréable. Je suis assez fana de Fantaisie. Il y a des styles que j'aime, d'autre pas. Normal m'écrirez-vous. Il y a dix ans, un ami me prêtait les tome 1-2-3 de "The Song of Ice and Fire", Game of Thrones, en anglais. Oui, car je ne sais pas si je vous en ai déjà parlé mais ce style a été boudé en France assez longtemps, et pour en lire, et bien you had to know Shakespeare's language. ( une autre motivation : les livres en VO anglaises sont beaucoup moins chers ). Heureusement, ce temps est révolu ( pas pour les prix ), et nowadays il est possible de les lire en français, ce qui est vraiment sympa. Bref, je me suis farcie les presque trois premiers volumes en rosbeef, et j'avais laissé tomber car un le parler paysan est fatigant en anglais, et de deux le volume 4 n'était pas sorti du tout. Cette année, enfin j'ai eu l'occasion d'héberger la relectrice allemande du roman qui a eu la gentillesse de m'offrir le tome 5..... en anglais. Comme je suis un peu perfectionniste, mais pas trop, je relis donc les premiers volumes, mais en français, pas de temps à perdre.
Donc "The song of Ice and Fire" est une histoire à priori médiévale ( entendez par là qu'il est question de preux chevalier et de belles princesses mais chez Martin traduisez plutôt des gens interessés, veûles et cruels et des salooooopes à quelques exceptions près, exceptions qui ont la mauvaise idée de disparaître prématurément ou de mal tourner, voire les deux.) En résumé de cette parenthèe, ne vous attachez pas à un personnage, il va sans doute lui arriver malheur.


Que dire d'autre sans trop révéler de l'histoire. Vous connaissez sans doute Dune de Frank Herbert, et bien c'est la même chose. Il y a plein de Maisons - les Lannister ( les Harkonnen), les Barathéon, Les Stark ( les Atréides ), les Tully, les Targaryen, les Greyjoy et bien d'autres mais il ne faut pas prendre peur car en fait il n'y a que qu'une dizaine de personnages principaux ( huhuhu ). D'ailleurs chaque chapitre porte le nom d'un personnage. Et de la même façon que pour Dune, ces Maisons se déchirent pour le pouvoir. Tout est bon, trahisons, décapitations, viols, empoisonnements, séquestrations, pendaisons, défenestration et même des meurtres d'enfants. Guerre, guerre, guerre. Mariage aussi. Mais d'intérêt.


Alors là, oui mais la magie, les elfes gracieux, les nains ( il y en a bien un quand même ) tout çà ? Ca arrive, en filigrane, il faut être patient, de toute façon, ils vont arriver les enfants des forêts, ceux qui parlaient aux arbres, elle arrive la magie qui ressuscite les morts, la magie de lumière et celle de l'ombre oubliées toutes deux par les hommes, enterré le savoir sous les millénaires. Car il y a une certitude : l'hiver vient. Et au lieu de penser que les difficultés viendront de sud ou de l'est, le roi devrait plutôt s'inquiéter de ce qui se cachent au delà du nord du nord, au delà du Mur de glace, ériger par le Brandon le Bâtisseur pour quoi d'ailleurs ? Personne sans préoccupe, hormis les guerriers de la Garde de Nuit, armée qui n'est même pas l'ombre d'elle-même.


Concernant l'écriture, le premier volume coule de source, mais dans le deuxième apparaissent des descriptions qui étoffent  (alourdissent ? ) le roman. En anglais  comme en français ( peut être même plus, car le traducteur s'est pris quelques libertés ), le parler paysan me saoule, de même que le jargon des Dothrakis, les cavaliers des terres au delà des mers, lieu ou est exilé les derniers Targariens ( vraiment ? ). Je crois à peu de chose près, il est possible de passer au trois sans lire le deux, pour expliquer combien l'intrigue avance peu. Ce n'est pas pourtant qu'il manque de l'action mais que reste plutôt le status quo. Il disparaît bien un roi ou deux, la guerre ravage le royaume des Sept Couronnes, le Westeros, il est difficile de savoir qui sont les gentils, qui sont les méchants.
Les personnages se croisent à distance en fonction des points de vues, à quelques centaines de mètres, à quelques jours, se cherchant ou se fuyant.


Encore une petite chose :  le livre, le premier, Game of Thrones, vient d'être adapté à la télé, et elle est de très bonne qualité. Cette série est très fidèle au livre, bien sûr, quelques différences mais plutôt pour apporter des explications car le réalisateur n'a pas utilisé le procédé de voix-off et peut être aussi pour ménager l'auditeur : les enfants sont plus âgés que dans le roman, compter 2 à 3 ans de plus.

Cette histoire rencontre un grand succès maintenant ce qui n'est pas si surprenant quand on sait que l'auteur est aussi scénariste  et a travaillé sur des séries célèbres comme la quatrième dimension.




mardi 27 décembre 2011

Commentaires

Un petit mot pour écrire que j'ai ouvert les commentaires à tous normalement. Plus besoin d'avoir un compte Google ou je ne sais quoi ! ben je n'avais pas trouvé l'option jusqu'à maintenant, c'est fait cette fois

mercredi 9 novembre 2011

Hypérion - Dan Simmons

Le temps passe mais certainement pas lentement. Il court, il vole et je le survole. Bien que j'ai l'impression d'être occupé, l'espace-temps semble se remplir en creux.
Bref, (oups), quand je pense espace-temps, j'en arrive forcément à la Science-Fiction. Il y avait si longtemps. Une année lumière ? non ? En fait depuis que j'ai lu les vieux de la vieille et que je suis rentrée, ou presque, dans leur grotte ( vieille meuf quoi ): K Dick, Frank Herbert, Arthur C Clarke,  Andrevon, Bradbury, Van Vogt, Isaac Asimov ( tiens je me remémore mon émotion à l'annonce de son décès ) et bien sûr Jules Verne ( ma grand-mère avait d'ailleurs l'intégrale toute belle reliée pfff ), j'avais eu l'impression d'avoir fait le tour du genre. c'est l'esprit parvenu. je l'ai fait, j'ai lu les meilleurs, j'ai l'esprit au complet. Que nenni, c'était sans compter sur Dan Simmons. Ce n'est pas très vieux, Hypérion date des années 80. Ce livre touche merveilleusement bien le religieux, d'une manière tellement troublante. J'ai eu néanmoins un peu de mal avec le style, un peu comme Asimov ou Andrevon.

C'est la Science-Fiction de la pure, de la dure. la Terre n'existe plus, l'Humanité s'est déversée dans l'univers, et reproduit avec brio  ce qu'elle sait si bien faire :  pomper jusqu'à la moëlle, abuser, détruire. L'Hégémonie suce tout sur son passage, tout particulièrement les ressources naturelles. Tout d'abord une planète est conquise, les êtres doués d'intelligence, fût -il humain, détruit ou soumis, la planète colonisée grâce à l'installation de porte distrans par les navigants desquelles arriveront les compagnies pétrolières et les touristes, éventuellement. Cela ne vous chante rien ? Mais voilà sur Hypérion, qui ne s'est pas développée car les champs magnétiques ne sont pas fiables, se déroule régulièrement le pélerinage de l' Eglise Gritchèque. Ce sera le dernier car les Extros, humains évolués, sont sur le point de l'acquérir alors même que les tombeaux du temps vont  s'ouvrir. Que vont-ils révélés ? Qui sont les Extros qui savent résister au marée anentropiques ? Et que manigance les IA, devenues indépendante de la pensée humaine mais qui cultivent la nostalgie de la Terre au point de la reproduire à l'identique ?

L'action se déroule pendant le dernier pélerinage, et nous avons le récit de chacun des élus. Seul un survivra au Gritch selon la légende. Comment ont-ils été choisi, qu'est ce qui les relient à Hypérion et au Gritch ?

C'est intéressant car les récits se présentent comme autant de nouvelles. Donc si une histoire ne convient pas, le lecteur sait que de toute façon une autre aventure va être déclarée.
enfin, bien sûr il faut que je mette un mot ( car il faut rendre à César gnagnagna ) sur le fait que Simmons a été inspiré du poème de John Keats, Hypérion, une épopée.

mardi 6 septembre 2011

Loup Blanc - David Gemmel

Un grand auteur de Fantasy que je n'avais pas encore lu.
J'avais cet exemplaire dans ma bibliothèque offert par M Mante il y a un moment déjà.

Il s'agit du dernier volume de la saga Drenaï. Tout ce lit indépendamment
 je présume puisque rien a manqué à une bonne compréhension du roman.
La prose ne présente aucune complexité, c'est très fluide, en plus je suis une fan inconditionnelle des bouquins avec des flashback dans le passé. Néanmoins je me souviens du "sortilège de la dague" de Katherine Kerr où l'effet en rendait l'accès plus complexe voire labyrinthique. De fait je n'ai pas lu la suite, il faut dire qu'elle ne devait pas être encore sortie à l'époque. Bon encore des livres qui vont investir la maison. Banzaï !!

Concernant " Loup Blanc", je crois bien que c'est le premier roman guerrier que j'aborde. Habituellement il s'agit plutôt  de quête de guerrier-mage. Ah quoiqu'il y a la saga d' Emouchet de Eddings, la trilogie des Joyaux suivie de la trilogie des périls ( qui ne m'a pas inspirée des longueurs des longueurs pffff ). Enfin en matière de guerrier, Emouchet c'est le de roupis de sansonnet à côté de Skilgannon le Damné.

Skilgannon, après s'être rendu coupable du massacre d'une cité entière sous la gouverne de sa bien-aimée reine, veut se racheter une conscience. Il devient Frère Lantern. Mais le jour où les villageois veulent massacrer les moines sur l'autel des boucs-émissaires, son sang guerrier ne fait qu'un tour, zigouillis à droite éventration à gauche, et hop, fini la béatitude. Notre guerrier-moine doit se trouver une nouvelle quête : ressuciter sa femme ( qui n'est pas la reine, parce qu'une reine digne de ce nom n'épouse pas un général mais une autre noble pour étendre son pouvoir ). Il y a ensuite un cross-over avec un autre personnage de David Gemmel, Druss la Légende, qui lui consacre un roman éponyme plus en amont dans la saga. La quête de Druss va devenir celle Skilgannon.
 Bon je n'en écris pas plus sinon je vais tout raconter.

J'ai vraiment aimé le travail de flashback, la participation des autres personnages, les états d'âme du guerrier qui devient, hélas, sympathique.

Je n'ai pas aimé le passage par le temple. Les trucs tornicoti-tornicoton, je suis guéri, j'ai du mal, c'est tombé dans la facilité. Ouaip le héros qui meurt et qui y est ressucité, je préfère. C'est d'ailleurs comme ça que j'avais laissé choir le fameux Seigneur des Anneaux, quand le Hobbit Frodon invoque Tom Bombabil - séquence qui n'apparaît pas dans le fim d'ailleurs - pour lui venir en aide. trop facile, Ma Magot.
Il y aurait pu avoir une suite mais vu Gemmel est décédé, je ne crois pas qu'elle existe.

jeudi 1 septembre 2011

Les yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol

Qui n'a pas lu ce livre ? Alors ? Qui ? Haaaaaaaannn. Il ne faut pas se cacher. L'avantage avec un livre, c'est qu'il y a toujours moyen de rattraper son retard.
C'est ce que j'ai fait en vacances. C'était vraiment divertissant, touchant parfois. Néanmoins j'ai bien failli lâcher le morceau avant les 100 premières pages, et c'est bien parce que je n'avais rien d'autre  à lire sous la tente que j'ai tenu le coup. Puis j'ai accroché et j'ai voulu connaître, soir après soir, la suite des évènements ( il est possible d'écrire événement maintenant ).
En fait il n'y a que des personnages, des caractères plutôt, des personnalités, des tronches quoi : chef d'entreprise, avocat d'affaire, chercheur au CNRS, éleveur de crocodile, deux mystères. Et trois opportunistes.
Le style est très fluide, rien de compliqué et quand l'ennuie menace de s'installer, l'intrigue rebondit toujours, un roman bien mené.
Les clichés ont fait grincé ma dentition tout de même je dois l'écrire. Sommes nous, nous mesdames, tant intéressées que ça, que l'auteure a choisi trois femmes qui "profitent" de la situation de leur conjoint-amant. Une secrétaire qui souhaite s'extirper de la misère, ou ne pas y retourner, une vieille garce fielleuse qui a épousé un "patron" pour s'en sortir ( encore ! ), une fumiste qui trompe son monde à deux reprises. Mesdames, les vilaines dans ce roman ce sont les  nanas. Et je ne peux pas taire le fait que si vous êtes une salariée, ne serait ce que du prestigieux CNRS, vous ne serez qu'une misérable salariée. Bref une ambiance d'un autre univers qui se dégage de ce bouquin. Il y a aussi une gamine charmante, tout sucre, et une futée à laquelle j'aurais bien retourné une paire de claques.
Et puis la démesure, toujours, qui passe par le succès dithyrambique, par l'exhibition médiatique, la richesse a l'extrême de personnage mystérieux mais tellement royal.Bref, un peu pour moi. Les délires, je les préfère dans la
fantasy.
J'ai aussi trouvé dommage que le rythme du livre change à la fin, dans les 70 dernières pages, il s'accélère, perd de sa valse lente ( euh non c'est le prochain épisode ça ), il faut finir vite, ca presse.
Bon, mais à lire quand même, hein. J'ai la suite dans ma bibliothèque, c'est pour l'été prochain.

samedi 20 août 2011

Lorelei Maurice Genevoix

En voilà un titre étrange pour un livre au charme désuet.
L'intrigue, si je puis écrire, se déroule avant la première guerre mondiale.
Des français de Chasseneuil, que je présume être en Berry, près de Chateauroux, partent en voyage en Allemagne à Offenbach, entre Mannheim et Frankfurt am Main. Ils visitent différents endroits dont des ginguettes, forcément, et Heidelberg où il est possible de découvrir le fantastique Château des princes palatins.

Heidelberg, le Vieux Pont sur le Neckar
Pourquoi j'en discute ? tout simplement parce que j'y suis passée cet été, et que j'ai vécu une semaine là où se déploie le roman. amusant, non ? Ce n'est pas fait exprès, quoi que, car je me suis aperçu que j'avais dû lire le livre il y a fort longtemps alors le sentier de philosophe, le vieux pont sur le Neckar, ca me parle.

Le Neckar, Neckargemûnd

Il en ressort un sentiment de nostalgie, une espèce de langueur estivale, une sehnsucht qui n'est pas s'en rappeler ce qui ressort des romans de JMG Le Clézio. C'est un roman psychologique sur la fin de la jeunesse, l'entrée dans l'âge adulte sur fond de fraternité bien virile, parfois homosexuelle, le narrateur ne dira t il pas à la fin que son ami allemand le traitait comme une fille ?,  et d'amour de grands ados. J'ai souri un moment en pensant qu'il s'agissait de l'auberge espagnol version petit bourgeois.
Plus sérieusement, il est aussi question de la guerre, nous sommes en 1905 en pleine crise de Tanger, et Genevoix y fait référence plusieurs fois.
Le roman pourrait avoir des longueurs si il n'était pas si court, un peu moins de 240 pages, très différent du si célèbre Raboliot ( prix Goncourt 1925 !) même si la description des paysages cadres avec le reste de son oeuvre, il s'agit tout autant d'un texte régionaliste que réaliste. Il a été publié en 1978, Maurice Genevoix est décédé en 1980. Par chez nous, il n'y a pas une commune à qui il manque une rue Maurice Genevoix, un square, une école, un bâtiment d'utilité publique.

Chevalier Palatin