dimanche 15 avril 2012

La Délicatesse - David Foenkinos

Un livre au texte délicat qui m'a curieusement rappelé "le Petit Prince" de St-Ex à cause sans doute d'une forme naïve de tourner les phrases, d'exprimer des sentiments simples. Ou comment rendre beau des sentiments complexes. J'ai aussi pensé à un autre texte, dont je ne me souviens ni de l'auteur ni du titre, c'est une injustice flagrante, car très bien écrit, il s'agissait de l'histoire d'un homme qui disparaît, comme ça peu à peu, il devient transparent puis évanescent, seul le fils handicapé - un jeune homme surdoué qui avait été agressé- de ses amis le perçoit quelques temps avant qu'il ne devienne complétement évanescent.

Donc la Délicatesse, et bien c'est un texte doux qui traite d'un sujet violent : la reconstruction après la perte de l'être aimé. Un femme rencontre l'homme de sa vie. Ils vivent un bonheur parfait et arrive l'accident. Celui qui reste (je n'écris pas lequel quand même ) va se noyer dans son travail, va faire l'objet de toutes les observations de ses collègues, de l'intérêt malsain de son patron avant de s'autoriser à aimer à nouveau.

Le narrateur semble observer les personnages avec un distance parfois cynique mais souvent emprunte de bienveillance.

Un roman rare et lent mais pourtant il n'est pas possible de s'ennuyer. J'ai même souvent pouffer - aux dépends des suédois- malgré la gravité des situations. C'est plein de petites phrases cocasses, improbables qui évitent de ramener l'ensemble à des situations cul-cul la praline.

Dans l'œil, le temps s'éternise: une seconde c'est un discours.
La moquette, c'est le meurtre de la sensualité.
la recherche d'une conversation me semble être un bon sujet de conversation.

vendredi 13 avril 2012

Les Maîtres Cartographes Glaudel et Arleston

Bonjour,

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de BD. Plus exactement des  Maîtres Cartographes. J'avais lu les trois premiers volumes il y a un an environ mais je n'avais pas pris le temps de faire un mot à leur sujet. Là je viens de les reprendre ( merci la bibliothèque ) et j'adore. Les décors sont étonnants et le scénario est vraiment éclatant. Le graphisme naïf  gagne en qualité à partir du troisième album, ainsi que la colorisation fadasse.

Dans le premier album, Archim de Camp, au charme jamesbondesque, fraîchement nommé Maître cartographe va devoir retrouver les cartes d'un de ses confrères disparus dans Dandale, une ville médiévale recouvrant totalement la planète morcelée en différent royaume. Il fera la rencontre de Olivre le Dérobeur qui deviendra son assistant et des sapientistes.

Dans le deuxième tome, Archim et Olivre et Tom vont devoir aider un noble à récupérer son royaume dont le peuple s'est soulevé sous la houlette des étranges sapientistes aux connaissances futuristes. Cet opus m'a déçu car il a été vite torché, je me suis demandé si je n'avais pas sauté des pages, mais non, mais non.

Dans le troisième volume, nous allons en apprendre plus sur Olivre qui va devoir retourner chez lui, à la demande de son père. Le mystère se révèle dans cet album. Quel est-il. Et bien il faut lire les 6 albums, et c'est bien dommage qu'il n'y ait pas de suite. Six albums seulement, je dirais quel dommage et un personnage qui a l'heure actuelle n'a pas été re-exploité.

je n'ai pas lu la suite pour le moment, cela ne saurait tardé.



jeudi 5 avril 2012

L'invité Hwang Sok-Yong

Je n'écris jamais à chaud. Je prends toujours le temps ,non pas de la réflexion mais de l'oubli. Pour mieux revenir. Bon remarquez que c'est un peu la même chose. Car en physique optique, la réflexion c'est qui revient en pleine tête. Hors pour que cela revienne, il faut avoir oublier un moment. Bon ok, j'arrête mes sornettes. je n'ai pas fini le tome 5 de G R R M. En fait je fais une overdose.
Donc j'ai changé de littérature, j'en suis aux antipodes, non même pas car il s'agit d'une histoire de fantôme dont je vais vous parler. ( il y a des tas de créatures qui reviennent des morts dans le Games of Throne. )

Je ne crois pas avoir jamais lu d'histoire d'esprits.  Ou alors un peu dans le cadre d'une incantation. Enfin les livres d'horreur ce n'est pas mon truc, sauf les Stephen King dans une autre vie justement.

Mais là les fantômes font vraiment peur car ils font partis de nous. C'est le souffle d'air alors que la maison est fermé, le craquement lugubre du parquet à 2h du matin, le rideau qui se déploie, le coussin qui tombe seul. C'est la personne qui vous persécute la nuit et qui vous oblige à regarder les heures défilées à la lumière des chiffres retro-éclairés du radio-réveil. Ce sont nos fantômes. Et ils parlent, ils racontent leur histoire, encore plus horrible qu'eux-même. 

Leur histoire, c'est 1945-1952, la guerre de Corée. Bien sûr elle commence avant. Et elle se prolonge jusqu'à nos jours.

Le Pasteur Ryu Yosop retourne en Corée, après de longues années d'exil aux USA, alors que son frère vient de décéder. Le roman commence par ses souvenirs, un descriptif si étrangement poétique, puis les préparatifs de son départ, l'incinération de son frère. Ce dernier revient le voir dès le départ de l'avion. C'est si étrange que mes poils se sont hérissés. 

Par la suite, nombreux sont les fantômes, parfois ce sont des lieux comme le musée qui les réanime viennent présenter leur point de vue. Les atrocités commises ou celles vécues. Parfois les deux. Quelques scènes sont insupportables, et ce n'est pas possible de s'endormir là, alors il faut continuer à lire.

Le livre raconte l'envahisseur japonais, le développement du protestantisme, la foi, le conflit entre les propriétaires terriens et les métayers, le passage éclair des américains ( d'ailleurs j'ai pensé à la Peau, de Malaparte ), la guerre civile, la faim, la peur, le communisme, l'exil ( si peu ), un mélange si subtil entre la chrétienté et le confucianisme, et la famille retrouvée mais à la fin, surtout l'apaisement.

Vous, quel âge aviez-vous pendant la guerre ?
Je devais avoir treize, quatorze ans...

Dieu aussi est coupable.

Grand frère, prie dieu de te pardonner, alors les morts pourront enfin dormir en paix.

samedi 21 janvier 2012

Ca avance

Pas de lecture ce mois-ci. Enfin si mais bon j'en ai déjà parlé alors je ne crois pas utile d'en faire encore un article. Je termine le Tome 4 du Trône de Fer ( "The Song of Ice and Fire"), "a Feast for Crows", et je vais ensuite démarrer "Dance with Dragons" qui est un pavé. Je ferais peut-être un mot à mi-course.

dimanche 1 janvier 2012

Nouvel An !






Bonjour,

je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012 avec plein d'agréables découvertes littéraires.


jeudi 29 décembre 2011

Le Trone de Fer -Game of Thrones - G R R Martin

 

Le hasard fait incroyablement les choses. en bien ou en mal, peu importe. mais là c'est en bien agréable. Je suis assez fana de Fantaisie. Il y a des styles que j'aime, d'autre pas. Normal m'écrirez-vous. Il y a dix ans, un ami me prêtait les tome 1-2-3 de "The Song of Ice and Fire", Game of Thrones, en anglais. Oui, car je ne sais pas si je vous en ai déjà parlé mais ce style a été boudé en France assez longtemps, et pour en lire, et bien you had to know Shakespeare's language. ( une autre motivation : les livres en VO anglaises sont beaucoup moins chers ). Heureusement, ce temps est révolu ( pas pour les prix ), et nowadays il est possible de les lire en français, ce qui est vraiment sympa. Bref, je me suis farcie les presque trois premiers volumes en rosbeef, et j'avais laissé tomber car un le parler paysan est fatigant en anglais, et de deux le volume 4 n'était pas sorti du tout. Cette année, enfin j'ai eu l'occasion d'héberger la relectrice allemande du roman qui a eu la gentillesse de m'offrir le tome 5..... en anglais. Comme je suis un peu perfectionniste, mais pas trop, je relis donc les premiers volumes, mais en français, pas de temps à perdre.
Donc "The song of Ice and Fire" est une histoire à priori médiévale ( entendez par là qu'il est question de preux chevalier et de belles princesses mais chez Martin traduisez plutôt des gens interessés, veûles et cruels et des salooooopes à quelques exceptions près, exceptions qui ont la mauvaise idée de disparaître prématurément ou de mal tourner, voire les deux.) En résumé de cette parenthèe, ne vous attachez pas à un personnage, il va sans doute lui arriver malheur.


Que dire d'autre sans trop révéler de l'histoire. Vous connaissez sans doute Dune de Frank Herbert, et bien c'est la même chose. Il y a plein de Maisons - les Lannister ( les Harkonnen), les Barathéon, Les Stark ( les Atréides ), les Tully, les Targaryen, les Greyjoy et bien d'autres mais il ne faut pas prendre peur car en fait il n'y a que qu'une dizaine de personnages principaux ( huhuhu ). D'ailleurs chaque chapitre porte le nom d'un personnage. Et de la même façon que pour Dune, ces Maisons se déchirent pour le pouvoir. Tout est bon, trahisons, décapitations, viols, empoisonnements, séquestrations, pendaisons, défenestration et même des meurtres d'enfants. Guerre, guerre, guerre. Mariage aussi. Mais d'intérêt.


Alors là, oui mais la magie, les elfes gracieux, les nains ( il y en a bien un quand même ) tout çà ? Ca arrive, en filigrane, il faut être patient, de toute façon, ils vont arriver les enfants des forêts, ceux qui parlaient aux arbres, elle arrive la magie qui ressuscite les morts, la magie de lumière et celle de l'ombre oubliées toutes deux par les hommes, enterré le savoir sous les millénaires. Car il y a une certitude : l'hiver vient. Et au lieu de penser que les difficultés viendront de sud ou de l'est, le roi devrait plutôt s'inquiéter de ce qui se cachent au delà du nord du nord, au delà du Mur de glace, ériger par le Brandon le Bâtisseur pour quoi d'ailleurs ? Personne sans préoccupe, hormis les guerriers de la Garde de Nuit, armée qui n'est même pas l'ombre d'elle-même.


Concernant l'écriture, le premier volume coule de source, mais dans le deuxième apparaissent des descriptions qui étoffent  (alourdissent ? ) le roman. En anglais  comme en français ( peut être même plus, car le traducteur s'est pris quelques libertés ), le parler paysan me saoule, de même que le jargon des Dothrakis, les cavaliers des terres au delà des mers, lieu ou est exilé les derniers Targariens ( vraiment ? ). Je crois à peu de chose près, il est possible de passer au trois sans lire le deux, pour expliquer combien l'intrigue avance peu. Ce n'est pas pourtant qu'il manque de l'action mais que reste plutôt le status quo. Il disparaît bien un roi ou deux, la guerre ravage le royaume des Sept Couronnes, le Westeros, il est difficile de savoir qui sont les gentils, qui sont les méchants.
Les personnages se croisent à distance en fonction des points de vues, à quelques centaines de mètres, à quelques jours, se cherchant ou se fuyant.


Encore une petite chose :  le livre, le premier, Game of Thrones, vient d'être adapté à la télé, et elle est de très bonne qualité. Cette série est très fidèle au livre, bien sûr, quelques différences mais plutôt pour apporter des explications car le réalisateur n'a pas utilisé le procédé de voix-off et peut être aussi pour ménager l'auditeur : les enfants sont plus âgés que dans le roman, compter 2 à 3 ans de plus.

Cette histoire rencontre un grand succès maintenant ce qui n'est pas si surprenant quand on sait que l'auteur est aussi scénariste  et a travaillé sur des séries célèbres comme la quatrième dimension.




mardi 27 décembre 2011

Commentaires

Un petit mot pour écrire que j'ai ouvert les commentaires à tous normalement. Plus besoin d'avoir un compte Google ou je ne sais quoi ! ben je n'avais pas trouvé l'option jusqu'à maintenant, c'est fait cette fois