L'enfant du Jeudi regarde des Walt Disney. Pardon, pardon je n'ai pas pu m'empêcher cette petite référence, certes tardive, à l'actualité.
Voici dans ma dernière ligne droite du challenge des 12 d'Ys, qui se termine le 12 décembre. ( Peut être le 21 ? faut que je vois avec Ys ) qui nous emmène cette fois-ci visiter la plume des écrivains d Australasie.
C'est un roman catalogué jeunesse en France, ce qui n'est pas étonnant dans le sens où le narrateur rapporte les événements survenus pendant son enfance, comme peut l'être Eugène Leroy et son Jacquou le Croquant. Et comme d'ailleurs ce roman d' Aquitaine, l' enfant du jeudi ne se laisse pas apprivoiser facilement, il est résistant, rebelle et le ton, bien que pouvant apparaître naïf, n'est pas puéril. Le thème ne si prête pas, la misère dans les campagnes australiennes, pendant l'Entre-Deux Guerre, et tout aussi incisive et gourmande de chair humaine que partout dans le monde même si il semble plus facile de si nourrir de lapins que dans la ville de Dublin des Cendres d'Angela de Frank MacCourt.
Quelques mots de l'histoire : Harper Flute n'a que 7 ans quand son puîné, Tin, est victime d'un étrange accident dont il survit grâce à sa propre endurance alors que leur mère met au monde un nouvel enfant. Suite à cet accident, Tin n'aura de cesse de creuser la terre sillonnant la campagne par les racines.
C'est étrange n'est ce pas ? En fait, les épisodes avec l'enfant sauvage que va devenir Tin sont anecdotiques mais ponctuent les moments forts du roman. A tel point qu'il me vint l'idée que l'action de creuser la terre devait être une allégorie de toutes les expressions du genre "tomber plus bas que Terre", "manger les pissenlits par la racine", " creuser son trou", " courir ventre à terre" ( dans un pays plein de lapins ), et même vers la fin du "Laboureur et ses enfants" de Jean de la Fontaine, même si le père est un piètre paysan. Parlons-en du père, Court Flute, justement, brisé par la fourberie de son propre père, la première guerre mondiale, l'ignorance du métier d'agriculteur, par une terre par trop aride, ( le bush australien ), et achevé par la Grande Récession. Néanmoins malgré ce tableau gris foncé se révèle beaucoup de tendresse envers les enfants, de compréhension, de partage mais aussi de fratrie et d'orgueil d'homme, jusqu'au drame.
Le roman est court, 221 pages dans la collection " Les Grandes Personnes". La plume est simple mais le ton dur sans cruauté ou alors celle de l'enfance. J'ai beaucoup apprécié cette façon qu'a eu l'auteur de transformer les perceptions de Harper, notre narratrice, avec la maturité.
Mon avis : A lire si vous avez aimé les Raisins de la Colère , Jacquou le Croquant. A éviter si vous êtes déprimé, à conseiller aux ados qui se plaignent tout le temps ( aux autres aussi d'ailleurs ).
Quelques mots :
Que serait donc ce pays si les hommes n'étaient pas payés pour le labeur ?
La seule chose que je pouvais faire, c'était ce qu'on attendait de moi : avoir huit ans et ne rien savoir.
Je l'ignorais encore à l'époque, mais je commençais à comprendre que le monde n'était pas un lieu unique, mais qu'il était double et que seules les années permettaient de passer de l'un à l'autre.
lundi 12 novembre 2012
dimanche 4 novembre 2012
Mahlorne T1 - Le Trait d' union des mondes - Jérome Camut
Comment vous dire ? Un livre dont l'intrigue paraît prometteuse...
Tenez lisez la quatrième de couverture :
On trouve des traces de Malhorne à toutes les époques. De
Malhorne ou de l’une de ses réincarnations. Des ossements, une empreinte
de pied marquée à tout jamais dans le permafrost sibérien, une peinture
rupestre, un symbole gravé sur un mégalithe, une statue figée en
Louisiane et d’autres identiques à divers endroits du globe. Il est là.
Depuis toujours. Jamais il n’a manqué un âge. Et pourtant, mis à part
les siens, nul n’a jamais su qui il est, ni où il se trouve.
Aujourd’hui, la traque a enfin commencé. Des hommes ont trouvé sa piste
et la remontent inexorablement. Seulement voilà ! Avec six milliards
d’êtres humains, il peut s’agir de n’importe qui. Et c’est peut-être
vous, ou l’un de vos proches, mais vous ne le savez pas encore...
...et sincèrement elle l'est. Ajoutons en plus que le démarrage sur les chapeaux de roue n'est pas sans rappeler "Autremonde" de Tad Williams. Alors là je me dis que j'ai trouvé la perle du genre. Et ben non. Dommage.
Dès que la vilaine Fondation Prométhée entre en jeu il faudra attendre une bonne vingtaine de chapitre avant que l'histoire se relance. Le jeu de piste pour trouver Mahlorne sous couvert pseudo-scientifique est clairement aussi fastidieux pour les chercheurs que pour les lecteurs. Et j'ai bien failli lâché au cours de ces passages de dialogues creux menés par des personnages fades où la psychologie est de l'ordre du cliché. Après l'histoire connaît un nouveau regain, surtout quand le narrateur d'abord externe est remplacé par Mahlorne, là le style s'améliore, le conteur est chaud et c'est avec délice que nous nous glissons dans sa peau.
Un bémol, le truc qui me fait grincer des dents, le rôle de la femme dans ce bouquin qui se limite à la procréation et au sexe, heureusement qu'une journaliste se pointe pour savoir que, non, chères soeurs, nous ne sommes pas des utérus à pattes.
Aussi le livre aurait fait un bon roman jeunesse il a le mérite de visiter différents continents et de fait leurs peuplades, moeurs et coutumes, certes de façon ( très ) allégée mais pas inintéressante non plus, d'ailleurs l'anti-héro est ethnologue. Je ne crois pas que les éditeurs jeunesse apprécient les scènes olé-olé donc c'est mort pour la catégorie ( et puis peut être que l'auteur ne souhaitait pas ce positionnement ).
Un bémol, le truc qui me fait grincer des dents, le rôle de la femme dans ce bouquin qui se limite à la procréation et au sexe, heureusement qu'une journaliste se pointe pour savoir que, non, chères soeurs, nous ne sommes pas des utérus à pattes.
Aussi le livre aurait fait un bon roman jeunesse il a le mérite de visiter différents continents et de fait leurs peuplades, moeurs et coutumes, certes de façon ( très ) allégée mais pas inintéressante non plus, d'ailleurs l'anti-héro est ethnologue. Je ne crois pas que les éditeurs jeunesse apprécient les scènes olé-olé donc c'est mort pour la catégorie ( et puis peut être que l'auteur ne souhaitait pas ce positionnement ).
Néanmoins, il ne faut pas tirer sur le pianiste car malgré ces travers qui pourraient laisser un goût amer, j'ai lu le bouquin jusqu'au bout, et pas seulement pour le noter pour le Cercle d' Atuan, c'est que vraiment il a un je ne sais quoi d'intrigant et la fin promet un bon rebondissement sur le tome 2.
Alors en matière de lecture de l'imaginaire , ce livre est très bien pour les personnes qui ne sont pas des adeptes de la féerie
Quelques morceaux choisis :
Contente toi de peu, amuse toi de tout.
Je pense que l'univers a crée la conscience humaine dans le seul but de se faire admirer.
Je pourrai débattre jusqu'à la folie de la prépondérance du verbe sur l'image.
dimanche 21 octobre 2012
Combat Ordinaire - Manu Larcenet
Il y avait longtemps que je n'avais pas fait la découverte d'une bd qui me touche. J'avais, dans une autre vie, particulièrement apprécié " les Passagers du Vents"de Bourgeon, "Magasin Général" de Loisel mais je n'aurais jamais crû que " Le Combat Ordinaire" me ferait passer des rires aux larmes. Il y a 4 albums, j'ai particulièrement apprécié les deux premiers. Même si le reste se lit tout aussi bien.
Il s'agit donc d'une tranche de vie, celle qui tourne autour d'un photographe prenant la décision de ne plus faire de sensationnel pour s'intéresser aux ouvriers des chantiers navals, leur travail puis leur licenciement, le démantèlement des entrepôts où ils ont trimé toute leur vie durant.
Ca s'est la trame principale mais, autrement, Marco nous entraîne dans son quotidien, ses crises d'angoisse, chez son frère, avec sa compagne véto, chez ses parents, au cours de ses reportages. Un roman graphique contemporain à la plume naïve mais percutante qui ne peut pas laisser indifférent dans son interrogation sur la place des individus dans la société.
J'ai été un peu attristé de lire dans un article que l'auteur trouvait son personnage niais. je le trouve pour ma part plutôt hypersensible, entier, un poil cabot, sans doute naïf mais niais, je trouve le qualificatif un poil péjoratif pour un gars qui affronte ses peurs et va de l'avant.
Autrement, j'aurais bien aimé savoir ce que devient l'ouvrier qui abandonne le chantier et sa famille, et aussi le frère de Marco qui semble tourner vinaigre.
Et bien sûr, comme nous sommes les 21, vous savez qu'il s'agit d'une lecture dans le cadre du challenge des 12 d'Ys.
Il s'agit donc d'une tranche de vie, celle qui tourne autour d'un photographe prenant la décision de ne plus faire de sensationnel pour s'intéresser aux ouvriers des chantiers navals, leur travail puis leur licenciement, le démantèlement des entrepôts où ils ont trimé toute leur vie durant.
Ca s'est la trame principale mais, autrement, Marco nous entraîne dans son quotidien, ses crises d'angoisse, chez son frère, avec sa compagne véto, chez ses parents, au cours de ses reportages. Un roman graphique contemporain à la plume naïve mais percutante qui ne peut pas laisser indifférent dans son interrogation sur la place des individus dans la société.
J'ai été un peu attristé de lire dans un article que l'auteur trouvait son personnage niais. je le trouve pour ma part plutôt hypersensible, entier, un poil cabot, sans doute naïf mais niais, je trouve le qualificatif un poil péjoratif pour un gars qui affronte ses peurs et va de l'avant.
Autrement, j'aurais bien aimé savoir ce que devient l'ouvrier qui abandonne le chantier et sa famille, et aussi le frère de Marco qui semble tourner vinaigre.
Et bien sûr, comme nous sommes les 21, vous savez qu'il s'agit d'une lecture dans le cadre du challenge des 12 d'Ys.
samedi 20 octobre 2012
Sanctuaire - Dorison & Bec
Alors qu'il découvre un improbable sous-marin allemand au fond de l'océan, l' équipage du Nebraska va se trouver pris de folie meurtrière ou contractant des maladies d'une autre époque.
Alors qu'ils explorent le sous-marin allemand, le Nebraska est saboté par le mécanicien lui-même. Des étranges documents rapportés de l'autre navire les amènent à visiter une grotte des plus étranges où les peurs se matérialisent pour le plus grand frisson du lecteur.
Voilà une BD qui n'est pas à laisser entre les mains des claustrophobes, c'est sombre, noir et marron, froid, sanguinolent, j'ai eu du mal avec le nombre de personnages, surtout quand ils sont en scaphandre mais voilà l'effet est plutôt réussi, j'ai suffoqué du début à la fin.
Alors qu'ils explorent le sous-marin allemand, le Nebraska est saboté par le mécanicien lui-même. Des étranges documents rapportés de l'autre navire les amènent à visiter une grotte des plus étranges où les peurs se matérialisent pour le plus grand frisson du lecteur.
vendredi 19 octobre 2012
Les Immortels -Desberg & Reculé
L'ange Nahel, en tombant amoureux d'une humaine, Rio, va, bien malgré lui, relancer la guerre entre les démons et ceux de son espèce.
Mon avis : je ne sais si il est possible de parler de pré-apo. Cette série pourrait aussi s'appeler, "Terre, Fast food des démons" ou encore "les anges s'en balancent". Evidemment il ne faut pas être rebuter par les affaires de religion.
vendredi 12 octobre 2012
Passé Parfait - Leonardo Padura
Je n'imaginais pas du tout tomber de nouveau sur un Policier en sélectionnant ce " Padura", dans la catégorie latino-américaine du challenge d'Ys. D'ailleurs, il me semble que je vais devoir me lancer dans le style car les personnages de flics me plaisent. Mais attention je n'apprécie pas les histoires glauques et c'est ainsi que j'ai déposé en rayon un titre suédois, Shane Steven, "Au delà du mal" ( catégorie pavé ) parce que bon franchement il y a des formes de violences, je ne peux pas les lire. Donc il me faut trouver un autre pavé.
Concernant le Padura, c'est vrai quoi de mieux qu'un polar pour s'immerger dans l'ambiance d'un pays, Cuba en l'occurence. Tout est visité à la Havane, en seulement 215 pages chez Métailié, le milieu scolaire et universitaire, le rhum, la musique - mais américaine- ( tiens et pas de Salsa non plus ), la police bien sûr, le monde du travail, un peu, les femmes, les copains beaucoup mais surtout la pauvreté, le rhum et la corruption. Hemingway aussi. Décidément je n’arrête pas de le croiser celui-là.
Côté style, c'est très sympa avec des effets curieux, sans crier gare, des changements rares, mais avec effet garanti, de point de vue. Aussi l'auteur a employé une drôle de façon de faire glisser les dialogues vers le style indirect en conservant le présent de l'indicatif. Au début j'ai crû à un soucis de traduction mais franchement je ne pense pas. Cette coquetterie donne une autre dimension aux interrogatoires et permet à la modeste lectrice que je suis de mieux percevoir la mélancolie du narrateur principal.
L'histoire : Un homme parfait, affairiste proche du gouvernement, disparaît le 1er janvier. Cet homme, Rafael Romin Rodriguez est aussi un ancien camarade de Conde avant qu'il ne devienne flic. Même qu'il lui a volé son égérie parce que Condé n'a pas toujours eu des couilles.
Enfin pour conclure, je n'ai jamais lu d'aussi bonne description de la gueule de bois.
Et ceux qui le liront comprendront
Concernant le Padura, c'est vrai quoi de mieux qu'un polar pour s'immerger dans l'ambiance d'un pays, Cuba en l'occurence. Tout est visité à la Havane, en seulement 215 pages chez Métailié, le milieu scolaire et universitaire, le rhum, la musique - mais américaine- ( tiens et pas de Salsa non plus ), la police bien sûr, le monde du travail, un peu, les femmes, les copains beaucoup mais surtout la pauvreté, le rhum et la corruption. Hemingway aussi. Décidément je n’arrête pas de le croiser celui-là.
Côté style, c'est très sympa avec des effets curieux, sans crier gare, des changements rares, mais avec effet garanti, de point de vue. Aussi l'auteur a employé une drôle de façon de faire glisser les dialogues vers le style indirect en conservant le présent de l'indicatif. Au début j'ai crû à un soucis de traduction mais franchement je ne pense pas. Cette coquetterie donne une autre dimension aux interrogatoires et permet à la modeste lectrice que je suis de mieux percevoir la mélancolie du narrateur principal.
L'histoire : Un homme parfait, affairiste proche du gouvernement, disparaît le 1er janvier. Cet homme, Rafael Romin Rodriguez est aussi un ancien camarade de Conde avant qu'il ne devienne flic. Même qu'il lui a volé son égérie parce que Condé n'a pas toujours eu des couilles.
Enfin pour conclure, je n'ai jamais lu d'aussi bonne description de la gueule de bois.
Et ceux qui le liront comprendront
vendredi 5 octobre 2012
16 Lunes - Margaret Stohl et Kami Garcia
Voici un relativement épais roman de Bit-Lit. Ou enfin quelque chose du genre car si les vampires ne sont pas vraiment présents, les héros principaux , eux, bien sûr, sont deux adolescents victimes de leur amour impossible, épris l'un de l'autre, oui je t'aime, non tu ne me comprends pas, je suis seul au monde, personne ne m'aime, tu dois me quitter, je ne t'apporterai que du malheur, tu ne connais pas mon père, t'as pas vu ma mère.... Toujours dans le registre de la différence de classe, il est moldu mortel, elle est enchanteresse, elle ne trouve pas sa voie, elle finira à pôle emploi, il est seul, ses parents sont inexistants, il finira délinquants il ne s'aime pas, ni les autres d'ailleurs ( des boutons plein la figure ? ). Nan j'rigole, ou pas, mais c'est tout à fait ainsi qu'il est possible de prendre le pavé et donc de le fermer au bout de 150 pages. Mais il est aussi possible d'en avoir une autre lecture qui donne envie d'aller jusqu'au bout, plus une vision de conte moderne, dans lequel les fées ne seraient pas toujours bonnes.
Ethan, dont la mère vient de mourir et le père rongé par le chagrin, ( voilà pour la description du prince charmant ) rencontre Lena ( Raiponce) qui vient vivre chez son oncle Macon Ravenwood ( l'ogre ). Lena, si elle est déjà spéciale, est informé de sa condition d'enchanteresse, doit le jour de ses 16 ans, et selon une vieille malédiction, subir son sort (mais je ne vous dirais pas lequel ). Il y a bien sûr une marâtre, c'est obligé dans les contes de fées, des fées protectrices ( la gouvernante d' Ethan ), un gardien, des personnages humoristiques ( pas des elfes mais pas loin ) et d'autres plus ambigus et même une femme fatale.
Le roman se découpe en deux grandes parties, la rencontre de Lena et d'Ethan avec la découverte de la malédiction, ses tenants et ses aboutissants, puis l'enjeu du 16 ième anniversaire et la délivrance. Si l'ensemble se déroule dans une bourgade, Gatlin, ambiance ville du Maine garantie avec même une Mme Oleson, le lycée Jackson est aussi le lieu de prédilection des aventures de nos protagonistes, avec toute la scénographie des établissements américains, casiers verticaux métalliques et fêtes de fin de trimestre, ou semestre. ( Avec à mon avis, quelques clins d'oeil à Stephen King - génuflexion ), avec un touche très sudiste de voudou, de climat humide et de marécage glauque et reptilien, Charmed en Caroline du Sud, pas en Californie.
Quoiqu'écrit par deux auteurs, la différence d'écriture est peu remarquable sauf peut être quelques répétitions sur certaines explications. Le style est très fluide,et bien sûr la psychologie d'Ethan et de Lena bien travaillée. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé même si je sais qu'il ne me restera pas grand chose de ce titre dans quelques mois, j'ai passé un bon moment, et c'est déjà beaucoup demander à un bouquin.
Aussi il existe trois autres romans, 17-18 et 19 lunes, une version cinématographique, beautiful créatures.
Quelques passages choisis
Un jour, tu vas faire un trou dans le ciel, et l'univers tombera dedans. On sera bien avancés, après ça.
Mme Lincoln était une enragée qui se croyait chargée d'une mission sacrée et qui était dotée d'un solide réseau de relations - une combinaison dangereuse.
J'imagine que je suis snob, pérorait-il. Je méprise les viles. Je méprise les citadins. Ils ont l'esprit étroit et le derrière large. Autrement dit, leurs grosses fesses compensent leur misère intérieure.
Lecture avec Livraddict dans le cadre du Bookclub du mois de septembre.
Ethan, dont la mère vient de mourir et le père rongé par le chagrin, ( voilà pour la description du prince charmant ) rencontre Lena ( Raiponce) qui vient vivre chez son oncle Macon Ravenwood ( l'ogre ). Lena, si elle est déjà spéciale, est informé de sa condition d'enchanteresse, doit le jour de ses 16 ans, et selon une vieille malédiction, subir son sort (mais je ne vous dirais pas lequel ). Il y a bien sûr une marâtre, c'est obligé dans les contes de fées, des fées protectrices ( la gouvernante d' Ethan ), un gardien, des personnages humoristiques ( pas des elfes mais pas loin ) et d'autres plus ambigus et même une femme fatale.
Le roman se découpe en deux grandes parties, la rencontre de Lena et d'Ethan avec la découverte de la malédiction, ses tenants et ses aboutissants, puis l'enjeu du 16 ième anniversaire et la délivrance. Si l'ensemble se déroule dans une bourgade, Gatlin, ambiance ville du Maine garantie avec même une Mme Oleson, le lycée Jackson est aussi le lieu de prédilection des aventures de nos protagonistes, avec toute la scénographie des établissements américains, casiers verticaux métalliques et fêtes de fin de trimestre, ou semestre. ( Avec à mon avis, quelques clins d'oeil à Stephen King - génuflexion ), avec un touche très sudiste de voudou, de climat humide et de marécage glauque et reptilien, Charmed en Caroline du Sud, pas en Californie.
Quoiqu'écrit par deux auteurs, la différence d'écriture est peu remarquable sauf peut être quelques répétitions sur certaines explications. Le style est très fluide,et bien sûr la psychologie d'Ethan et de Lena bien travaillée. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé même si je sais qu'il ne me restera pas grand chose de ce titre dans quelques mois, j'ai passé un bon moment, et c'est déjà beaucoup demander à un bouquin.
Aussi il existe trois autres romans, 17-18 et 19 lunes, une version cinématographique, beautiful créatures.
Quelques passages choisis
Un jour, tu vas faire un trou dans le ciel, et l'univers tombera dedans. On sera bien avancés, après ça.
Mme Lincoln était une enragée qui se croyait chargée d'une mission sacrée et qui était dotée d'un solide réseau de relations - une combinaison dangereuse.
J'imagine que je suis snob, pérorait-il. Je méprise les viles. Je méprise les citadins. Ils ont l'esprit étroit et le derrière large. Autrement dit, leurs grosses fesses compensent leur misère intérieure.
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