vendredi 21 juin 2013

Fantômes et Farfafouilles - Fredric Brown

Sans transition, je passe des "jeunes" auteurs aux blockbusters de la nouvelle de science fiction, à savoir Fredric Brown.
C'est le deuxième titre de cet auteur dont je vous fais part (1).
Si l'humour et parfois l'ironie règnent toujours en maître et les découvertes se retournent souvent contre leurs inventeurs dans les premiers récits ( en fait dans d'autres, comme la trilogie "des grandes découvertes perdues," ) d'autres sont saisissantes et dramatiques , je pense en particulier aux si synesthésiques cauchemars. Mais indéniablement c'est la psychologie humaine qui est visitée  ( brrr La Maison ) parfois dans un registre SFFF, d'autres policiers, les deux s'entremèlent dans " les vies courtes et heureuses d' Eustache Weaver".
Le thème du voyage dans le temps et de ses paradoxes est largement exploité dans le recueil, les contes sont revisités dans "Barbe Luisante", les martiens ne sont pas épargnés non plus, peut être même une réfèrence à Ray Bradbury dans " contact".  Quelques coquines aussi. Certaines sont dignes d'un scénario de la quatrième dimension comme "les
farfafouilles" ( Les histoires qui mettent en scène des poupées me glacent toujours le sang ).
Un recueil sur des thèmes très variés donc.
Juste un petit bémol, certaines intrigues se basent sur des jeux de mots de la langue anglaise donc en français, malgré les explications du traducteur ou de l'éditeur, le lecteur reste sur sa fin faim.


mercredi 19 juin 2013

Fins du Monde - Vingts Récits pour en finir avec l'Apocalypse - Les Editions des Artistes Fous



Tiens voici ce qui a atterri dans ma boite mail : un petit mot sympa, une url : http://www.edition999.info/Fin-s-du-Monde.html.

http://www.lesartistesfous.com

ca tombe bien comme je l'ai déjà écrit, lorsque je n'ai pas le temps de lire, j'épuise les nouvelles. Elles évitent le phénomène de fractionnement du roman, certaines écritures supportant mal d'être découpées toutes les 10 pages et ma compréhension en est affectée. De plus, rien de plus pénible aussi de traîner un bouquin un mois-deux mois voire plus. La nouvelle évite cet écueil.
Et voilà donc que je me lance dans ce recueil. J'ai été bluffée. Je suis du genre "à parcourir d'un oeil incrédule sur l'écran de ma liseuse dernier cri" comme le spécifie le mot du président ces textes humouristiques, divinatoires, angoissants, surprenants, déphasants, émouvants, lovecrafesques ou kafkaïens, zombiesques,  orbitaux, violents jusqu'à l'absurdité mais jamais ennuyeux, ça s'est sûr.

Alors je ne vais pas les résumer une par une, plusieurs m'ont touché, certaines m'ont dégouté ( beurk beurk beurk ) aucune ne m'a laissée insensible et j'ai toujours passé un très bon moment. Sincèrement un recueil qui vaut le détour et que je conseille au fan du genre nouvelles apocalyptiques.

Emancipation Southeast jones
Bibliophobia Mathieu Fluxe
Ma fin du Monde Vincent Leclercq
Canicule Adam Roy
De Terre et de Sang Herr Mad Doktor
Clic ! Southeast Jones
La Prophétesse François Ali Wisard
Noxos Aurélien Clause
Contrat Southeast jones
Je meurs comme j'ai vécu Vincent Leclercq
Le carnaval de Cobalt Ludovic Klein
L'Apocalypse selon le Prince Jean Vincent T
Souvenirs Vincent T
Youpi, on va tous mourir Marie Latour
Khao-Okh Ana Minski
Crises tentaculaires Herr Mad Doktor
Le club de la fin du monde Maniak
Clic 2 : le Gloublou Ludovic Klein
La fin d'un monde Corvis
... Southest Jones
Le grand Lamento Diane




lundi 17 juin 2013

Nouvelle vie TM - Pierre Bordage

Comme il faut rendre à  César ce qui lui appartient, même si cette expression est historiquement déplacée, car lui ne s'est pas gêné pour se servir, je tiens à signaler que j'ai lu la nouvelle grâce à l'Atalante et emaginaire, dans le cadre de la décade de l'imaginaire,  qui en fournissait une version gratuite et numérique.
Alors j'ai un peu faussé les données : normalement je ne lis de nouvelles que d'auteurs que je ne connais pas, et je crois que c'est là une excellente voie de découverte. Je dois bien avouer qu'un de mes styles préférés parmi la sphère SFFF est l'anticipation, et dans ce taxon j'adore le genre Bordage. Les guerriers du silence, Wang, les fables de l'humpur, porteurs d'âme sont autant de romans dont je ne vous écrirai pas de chronique sur ce blog car je les ai lus bien avant qu'il naisse. Par contre, j'en ai quelques uns dans ma liste à lire, et pas mal dans ma wish list. Vous l'aurez comris, Bordage est un de mes auteurs favoris pour ne pas écrire mon écrivain fétiche.  Et je suis ravi de l'avoir découvert dans l'exercice de la nouvelle. Bien sûr je n'ai pas été déçue. C'est siiiiii Bordage. Cette façon de nous placer dans une autre humanité ultra-libérale où tous les coups sont permis surtout si cela permet de se faire du beurre sur le dos des autres ou de tirer à l'extrême sur les événements marquants de l'actualité et du progrès scientifique avec une délicate touche cynique que je n'ai guère trouvé que chez Malaparte dans un style tout à fait différent mais si mordant pourtant.. Ca ne vous rappelle rien ?

Alors cette nouvelle est sur le thème glissant du breuvetage ( ça se dit ca ? ) de ce qui existe naturellement et en particulièrement du génome humain. Je ne m'étendrais pas plus, c'est une nouvelle c'est court et excellemment angoissant. Du concentré de Bordage.





samedi 15 juin 2013

Celles qui marchent dans l'ombre - Jean-Philippe Jaworsky

Bon ayez, les jeux sont faits, les dés sont jetés. Ca tombe bien car je vais vous parler brièvement d'une nouvelle de Jaworsky qui surfe sur le thème de la mythologie, je ne crois pas en avoir lue jusque maintenant, vraiment étonnante par sa narration son rythme et sa chute. euh non pas la chute, elle est connue si vous avez déjà taté de l'Atride dont la vie est déchirée par le matricide et la folie mais j'ai apprécié de relire des mots qui réveillent les sentiments glaçants et mortifères des auteurs de la Grèce antique mais aussi la chaleur du Mont Parnasse et la fraîcheur du Céphise.





jeudi 6 juin 2013

des news

Bonjour, enfin plutôt bonsoir à mes visiteurs,

Je suis juste débordée en ce moment mais je reviens après le 15 Juin. En fait je lis beaucoup mais rien de bien intéressant à moins de trouver passionnant certains manuels de concours de la fonction publique. Autrement je lis des nouvelles, un ptit coup ça fait toujours du bien.

Merci de votre passage et de votre patience.

La Mante qui tourne les pages.

lundi 6 mai 2013

Lili des boulevards - Charlotte Bousquet

Lili des Boulevards est un conte urbain, un texte qui serre bien le coeur, dans le style de "la petite fille aux allumettes" de Andersen. Si la préface reprend quelques lignes de "la petite sirène" du même auteur, c'est vraiment plus le côté urbain qui m'a touchée. J'ai lu qu'il était aussi catalogué dans les fables sociales mais je n'y vois pas la petite note de moral qui en ressort habituellement

Comme je l'ai lu en numérique, je suis bien incapable de dire combien de page cette nouvelle contient mais elle est très vite lue. Un texte, bien abouti avec ellipses intéressantes au cours duquel Lili, Alice, nous fait voyager de son enfance à sa déchéance.



dimanche 5 mai 2013

L'erreur d' Alexei Alexeiev - Poleischuk

Alors voici un bouquin que je devais lire dans le cadre du challenge de la SFFF venues de l' Est mais que je n'ai pas réussi à caser dans les temps impartis à savoir avant le 15 avril.

Alors contrairement "aux revenants des étoiles" qui est parfois fastidieux à lire à cause d'une cohésion pas tout le temps évidente  à percevoir, et bien que du même traducteur, "l' erreur" est lui un roman très homogène. heureusement, car il s'agit d'un roman de laboratoire qui pourrait vite devenir fort barbant si la compréhension liée au verbe avait été rendue complexe par une traduction fastidieuse. En plus avec seulement 195 pages et un rythme de découvertes soutenu, impossible pour le lecteur de s'ennuyer. ( Ceci écrit cette subjectivité est peut être lié au fait que je suis un ancien rat de laboratoire.)

Il y a tout de même une culture du savant qu'il est mis en lumière chez les Strougatski : les chercheurs se tiennent par la main, s'entraident ce qui est un poil bisounours tout de même. Un peu de tension palpable entre les protagonistes mais pas trop.

L'histoire en trois mots ( ou presque ) : avant de pouvoir publier ses résultats, le laboratoire d'un chercheur ( Alexei Alexeiev )et son équipe se trouve figé dans une matière vitrifiée, comme le moustique de Jurassique Parc dans l'ambre. Un ensemble de chercheur russe se réunit pour découvrir les causes de cet extraordinaire phénomène. Pour seul indice, ce qui semble être un mirage apparaît à heure régulière à trois points géographiques du globe. Où comment l'homme va réussir ce qui est actuellement considéré de l'ordre du miraculeux divin. D'ailleurs la divergence des propos d'un scientifique américain au cours d'une interview et le rationalisme russe est tout simplement croustillante.

Pour en savoir plus.


L'erreur d' Alexei Alexeiev
A Poleichuk
195 pages
le Rayon Fantastique
Hachette
1963
Traducteur Pierre Mazel