jeudi 16 avril 2026

Soon de Thomas Cadène et Benjamin Adam

 Bandes dessinées - Soon - DARGAUD

 

Une dystopie pas trop tristoune même si la couleur noire est prédominante qui balaie les grands thèmes de la science fiction : la conquête spatiale, la fin de l'humanité mais aussi la séparation et la quête de soi.
On suit Youri, 14 ans ( comme Gagarine c'est logique ) et sa mère Simone. Simone est la directrice du projet Soon 2 qui est une station en partance pour Alpha du Centaure. Nous vivons leur séparation. L'humanité ne comporte plus que 800 millions d'habitants répartis en 7 zones. Je ne vais pas vous dire pourquoi l'humanité a disparu mais rien de transcendant, j'ai envie d'écrire qu'il suffit d'écouter une bonne dose de Jancovici, d'y ajouter une touche de pandémie, une cuillerée d'Aurélien Barrau, une guerre à droite, une à gauche, chauffer à coup de dérèglement climatique : le plat est prêt. 
 
un passage m'a fait sourire : exploser Elon Musk et l'envoyer au firmament et au delà, il fallait oser.
 
 
 
 sortie en 2019 chez Dargaud, 240 pages 

 

Les chiennes de garde - Dahlia de la Cerda

 Chiennes de garde : Debout les mortes ! - En attendant Nadeau

Un livre atroce, dans la lignée des 3 sœurs de Laura Poggioli, sur la maltraitance envers les femmes au Mexique. Le récit se présente comme des nouvelles mais en fait chaque personnage se connait de près ou de loin. La fin de chaque nouvelle est la même : une femme meurt ( ou une femme trans ) dans des conditions plus ou moins sordides. Il faut avoir le coeur bien accroché.

 un podcast disponible sur France culture : clic 

Sur le même thème :

les 3 soeurs de Laura Poggioli. Alors celui-là est vraiment très dur car il est d'après des événements réels sur les violences faîtes aux femmes en Russie et il touche aussi des enfants. 

 Les chiennes de garde de Dalhia de la Cerda

publié aux éditions Sous-Sol.

240 pages 

 

Ilaria ou la conquête de la désobéissance de Gabriella Zalapi.

 


Ilaria est enlevée par son père quand sa femme se sépare de lui et que celle-ci décide d'aller vivre  à Genève.
Une histoire de divorce du point de vue de l'enfant qui découvre la liberté et que ceux qui sont censés nous protéger peuvent être défaillants, ( le père fait vraiment peur et m'a remémoré Shining, c'est dire !) et qui sera arrachée prématurément à l'innocence juvénile. La cavalcade du père va durer deux ans, nous verrons le style de l'enfant évolué. Touchant, perturbant, poignant.

 Ilaria ou la conquête de la désobéissance de Gabriella Zalapi.

176 pages

aux éditions ZOE, publié en 2024. 

  

mardi 14 avril 2026

Ceux que la Terre dévore.

 Ceux que la terre dévore par Cornu

Un polar dans l'air du temps.
Un démarrage puissant puisque le lecteur se retrouve à la première personne dans le corps d'un homme  qui se réveille complétement neutralisé.
Nous suivons une enquête,  qui se déroule sur quelques jours d'un mois d'avril, sur des meurtres perpétrés contre des membres d'une association les Ent - warriors qui a poursuivi le chef de l'entreprise " Green Hand " pour malversation. Mais en fait tout le monde disparait : le chef d'entreprise Lebec, le fondateur des Ent- Warriors   et même un flic  alors que les morts s'accumulent. Lebec a bien les moyens de s'offrir des tueurs à  gages mais il reste introuvable. Alors vengeance, eco-terrorisme ? Autre ? Qui est cet homme attaché, bâillonné et aveuglé ? Qui vient le nourrir et le torturer ?
Une histoire bien menée et haletante.
Juste la fin m'a déçue mais c'est très personnel. En effet je n'apprécie pas les fins "scoubidou". Autant "Dans le jardin du bossu" j'en ai ri car la narration se prête à l'humour noire et à une fin un peu ridicule, autant là je trouve qu'elle gâche l'ensemble.

 Dans la même thématique : 

"Une saison de colère de Sébastien Vidal"  roman aux éditions Le mot et le Reste.

" Le droit du sol - journal d'un vertige " d' Etienne Davodeau ( Roman graphique ) aux éditions Futuropolis

Ceux que la terre dévore d'Aurélie Cornu

170 pages 

Aux éditions Paul & Mike 2026

samedi 3 mars 2018

Police quand tu me tiens

Il y a plus de un an j'avais écrit que je relançais ce blog. Mais si ! c'est écrit ! Heureusement je n'ai pas précisé à quelle fréquence. huhuhuhu.Qu'est ce que j'ai lu dernièrement, enfin l'été dernier. Et bien tout ça.


Oui tous. vraiment tous. Alors j'ai un petit secret. Je vais te le susurrer, à toi, confidentielle blogosphère. Je les ai écoutés. Et oui, la Mante est overbookée. Alors pour lire, s'évader dans sa vie monotone, ou plutôt la monotonie de sa vie, ou encore dans les tâches pénibles de la vie du quotidien auxquelles il faut sacrifier, quand tu as les deux mains prises mais encore 70 % du cerveau disponible, et bien le livre lu, c'est de la balle. Evidemment, il ne faut pas de la lecture trop élaborée. Pas trop de personnages non plus. Du plan-plan. Mais du plan-plan sympa quand même. Un peu de suspens. Et pas une écriture trop dégueu. Bref un bon policier bien traduit c'est cool pendant le passage de l'aspi. Donc je me suis avalée tous les Läckberg. Si je puis dire, les pages se tournent toutes seules, et je les ai aspirés les uns après les autres. Ils se lisent très très bien. Bon parfois les intrigues sont capillotractées. Le personnage principal un peu inconsistant.(  Mais sympathique.). N'est pas Lisbeth Salander qui veut ! Mais voilà, j'ai adoré le petit combat féministe qui se retrouve à chaque épisode.


mercredi 1 juin 2016

C'est un virus, pas un Docteur

Pas un docteur.

Depuis Star Trek, 1999, X-Files, Sliders, Stargate, Charmed et Medium ( ben je suis une fille quand même ), j'avais juré que je ne perdrais plus mon temps devant des séries. Que de la lecture. Puis j'en avais entendu parlé, un peu par vilain chéri - décapité depuis peu - et par Le Cercle. Mais j'avais dit que non, non, non, non je résisterais. Je suis forte. C'est une question de volonté. Puis j'ai regardé un épisode, enfin un bout, juste un. Et j'ai trouvé ça trop kitch. Je devais avoir de bon anticorps à ce moment-là.
Afin de passer des moments popcorn et glaces avec ma très noble descendance au sang vert, qui approche l'âge de découvrir le vaste monde, en attendant l'infini et au-delà des univers connus et inconnus, je me suis abonnée à un célèbre distributeur de films et séries.
Et il était là. Oui, oui là. Tapis dans l'ombre, vous voyez, juste dans cet espace au coin de l'oeil, qui disparaît quand il est regardé bien en face. Enfin, il est le compagnon parfait. Il se régénère quand il se meurt. Et il nous fait le coup de treize à la douzaine. Ah ! Imaginez ça, un compagnon qui repousse à l'infini. Et en plus il change d'aspect, quoi de mieux que le changement pour ravivez la flamme.
Le 11 ième était jeune et juteux, le dernier est plus sec et croustillant.... le 10 ième était à point. Bon allez j'ai 53 années d'épisode à rattraper.



Ne vous y trompez pas, c'est la boîte que je préfère à tout, je peux y coller mes oothèques.

dimanche 15 mai 2016

Le Soldat Chamane, Robin Hobb

Bonjour,

Voilà je suis toujours sur le Robin Hobb, le soldat Chamane.
Enfin au volume 5 ( sur 8 ).
Sans mauvaise surprise, le roman se lit très bien. Il est très fluide, avec un style
qui peut paraitre un peu pompeux. L'intrigue,sans nous infliger de longueurs, avance doucement, bien loin du rythme infernal qu'il est souvent de mise dans certaine littérature.

On trouve donc le thème favori de l'auteure : la recherche d'amour et de reconnaissance, et l'hésitation sur les choix à porter dans des sociétés étriquées. Cette fois, pas de monde véritablement rempli de chevalier mais j'ai eu plutôt l'impression d'être en Amérique du Sud. Si le sabre et l'épée sont omniprésents, ils sont d'avantage une allégorie des attributs masculins, l'arme à feu a fait son entrée.

un petit mot sur le héros :

Notre héros, Jamère Burvelle n'a de cesse de lutter pour que son père l'admire. Et malgré cela, dans une société aux codes très rigides, il court après une chimère et contrairement à l' Assassin du Roi, il n'aura pas de père de substitution. Là où j'en suis il se rebelle à peine alors que sa cousine, elle, met les pieds dans le plat. Les femmes ne sont pas des guerrières mais à leur façon, elles modèlent les hommes et les assouplissent. Jamère est à la fois courageux et faible, il fait des choix mais toujours  à moitié. Parfois j'ai envie de lui mettre mon pied aux fesses.

Un petit mot sur le cadre

Le monde pré-industriel dont est issu Jamère s'oppose à  la nature foisonnante du Peuple Océlion. Le rationnel à la magie. Notre héros navigue entre les deux.