Alors ce soir je vous présente ma lecture sélectionnée à partir de la catégorie des auteurs francophones des 12 d'YS, et j'ai choisi un roman humouristique ( ou ironique voire cynique au choix ) de Jean-Paul Dubois, un toulousain dont en fait l'oeuvre majeure est "une vie française" qui a recu le prix Femina 2004.
Je vais, une fois n'est pas coutume, reprendre la quatrième de couverture :
Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, le roman se lit comme une comédie. une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son auteur.
Ce texte résume fort bien le livre sans rien en dévoiler, sauf que j'ai bien pouffer au fond de mon lit, lu d'une traite les 197 pages découpées en cours chapitre. C'est sur j'irai un de ces quatre découvrir "une vie française".
quelques bons morceaux :
Un vieux groom hydraulique referma la porte derrière moi. La maison, doucement, m'avalait.
je suis Pierre Coty. Sur les chantiers, on me nomme " le président". A cause de René Coty. J'aurais dû comprendre que cette entrée en matière annonçait des lendemains difficiles, du sang, des larmes, un ou deux tremblements de terre, suivis d'un inévitable tsunami et d'une épidémie de typhus.
Cette fois-ci les 12 d'Ys m'ont amené à lire un policier ( catégorie auteur scandinave ) . Je ne suis absolument pas fan du genre, ca m'agace, j'ai envie de sauter les pages pour connaître le coupable si je ne l'ai pas trouvé avant d'ailleurs, et j'ai horreur des fins scoubidous. Ce qui est un peu le cas dans ce roman mais au moins ce n'est pas invraisemblable, pas trop tiré par les cheveux sauf que j'ai dû passé 150 pages à dire au narrateur, qui est le principal policier, "mais tu ne vois pas que c'est xxxx le coupable raaaaaaaaaaa". Et puis franchement la couverture gâche en partie en dévoilant le suspens. Mais il y a une enquête dans l'enquête, un petit imbroglio bien intéressant, ce qui fait le roman a deux voix, surtout le policier et un des assassins, et que tout se beau monde cherche un autre meurtrier. ( oui car il y en a plusieurs, et plein de petits personnages désagréables ).
Par contre, j'ai adoré le narrateur. Enfin plutôt sa psychologie, celle d'un brave type qui vient d'apprendre qu'il est atteint d'un cancer et qui avant le début de ses soins va se retrouver à aider ses collègues, d'abord réticents, à résoudre un crime - odieux bien sûr - commis sur un ancien de ses collègues, celui qui lui a tout appris du métier. Mille fois il souhaite laisser l'enquête à ses confrères, autant de fois il trouve le petit truc qui l'oblige à continuer. un jusque boutiste. Qui va beaucoup apprendre sur lui-même, ses difficultés, et sur sa famille et même son pays.
Et puis l'intrigue se déroule en Suède, c'est donc très dépaysant, même si j'ai eu l'impression de faire de la route entre des pinèdes sombres et glaciales. Les suèdois se tutoient-ils tous ? Une sacrée ambiance ! a lire avec un bon thé chaud.
Quelques bonnes phrases :
Elle alla chercher un miroir et le lui tendit en disant que, comme il pouvait le constater, un homme vivant était assis là, pas un mort.
Certains collectionnent des timbres, ou des étiquettes de boîtes d'allumettes. Je peux parfaitement imaginer que d'autres collectionnent de la même manière des idéaux périmés.
L'existence s'écroule et alors le bowling n'est pas à négliger. On y joue de préférence avec quelques amis. Les quilles sont au choix, ses ennemis, ses obsessions, ou les quelques problèmes non résolus qu'on se trimballe.
Le silence faisait des allers-retours dans le petit salon.
Seuil Policier
publié en 2000 en suède
traduit en 2006 en français
409 pages
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Comme j'avais fini le challenge Anne MacCaffrey du Traqueur Stellaire dans les temps impartis , je me disais bien qu'il fallait que je m'en trouve un autre. Je suis toujours sur celui d'Ys, un challenge de lecture contemporaine, et d'ailleurs je ne vais pas manquer de publier ma prochaine chronique sur le sujet, mais il me faut un SFFF. Et j'ai mon bonheur. Un challenge sans limite de temps, avec peu de contraintes, tout ce qu'il faut à un môman de famille nombreuse sur le point de retourner dans le cruel monde du travail.
Et bien vous avez cru que je n’arrivais pas au bout du challenge ? Bah voilà gniark gniark, j'y suis. Juste que j'ai dû m'absenter quelques jours sans la possibilité de poster, donc ce soir, ce sont deux chroniques pour le prix d'une.
Comme ma lecture de la saga des Doués a été aussi organisée qu'une certaine intégrale, je lis le troisième tome après avoir lu le 6 et 7et le 1, 2. Cela n'a pas beaucoup d'importance, les volumes étant indépendants les uns des autres avec des petits clins tout de même rappelant qu'ils appartiennent tous à la même saga.
Alors ce troisième livre de la saga nous place cette fois-ci dans l'espace, une space-opéra ( ou planet ? mais foi ... ) pas désagréable à lire puisque nous y partageons la vie de La Rowane que je connaissais déjà car elle est présente par la suite. D'ailleurs je me demandais pourquoi elle était appelée la Rowane ( c'est moche, non ?), et bien le pourquoi du comment est dans ce volume mais je ne vous dirais pas, non mais. Donc nous allons suivre la vie de cette petite fille orpheline qui deviendra une des plus puissantes Doués de sa période ( avec Jeff Raven, futur Méta de la Terre ) et qui donneront naissance à tous plein de petits dont nous connaîtrons les péripéties dans les autres volumes. Du coup comme l'auteure s'est essentiellement concentrée sur le seul personnage de La Rowane, la psychologie de ce genre d'individu est bien décrite avec en prime un petit fond de prophétie, certains doués semblant aussi être capables de remonter d'outre-tombe. ( brrrr)
Si il y a des passages intéressants, j'ai quand même trouvé l'ensemble un peu gnan-gnan, un petit coté Candy et le prince charmant.
Le tout est relevé par l'apparition des coléoptères contre lesquels l'humanité luttera jusqu'au tome 7, au moins.
Alors, ouf, ouf, ouf, plein de ouf, car il a fallu que j'entame ce quatrième tome(le second chronologiquement ) de la saga des Doués pour enfin tomber sur un très bon titre. J'en suis ravie car je m'étais avoué que je m'en arrêterais là si ce titre ne me convainquait pas.
L'histoire : Tirla est une enfant illégale des Linéaires qui a survécu en usurpant un temps l'identité de son frère disparu. Elle a la capacité de comprendre toutes les langues. Détectée au cours d'une émeute, elle participera au démantèlement d'un réseau de commerce d'enfants. Peter, est un Doué télékinésique paraplégique qui, lui, participera activement à l’achèvement de la première plate-forme spatiale. Ils feront leur premier pas de Doués ensemble.
Donc, seuls deux personnages tiennent le haut du panier, deux adolescents, et en plus, Dorothea, la petite fille "du galop d' Essai" maintenant une grand-mère participe à leur épanouissment Leurs histoires s'enchevêtrent à travers une enquête policière bien menée sans être exceptionnelle. Les liens en filigrane m'ont toujours plus dans les romans. une petite référence à droite, à gauche comme des clins d’œil au lecteur, un peu une voix " je voulais savoir si vous suiviez".
En plus, l'aspect de la terre, son économie sont doucement dévoilés. Il est possible de découvrir le monde des Linéaires, des indigents en fait, et les dômes des priviligiés sans parler des Doués qui vivent sur la propriété de Henner, dans la verdure devenue un luxe.
Anne McCaffrey nous entraîne donc dans un monde à bout de course, surpeuplé avec son économie parallèle, ses odieux trafics d'enfants mais où aussi l'humanité tend les yeux vers les étoiles. Je crois que l'on peut parler d'une espèce d'anticipation sociale, pas des plus réjouissantes. Sinon il s'agit d'un roman de transition dans la saga, du passage de la Terre vers les étoiles, l'explication de la motivation de la diaspora de l'espèce humainedans l'univers.
Voilà la dernière Convention de Science Fiction et de Fantasy françaises a normalement fermée ses portes depuis quelques heures.
J'ai pu assister aux conférences de vendredi soir sur l'exobiologie ( Marylène Bertrand CNRS Orléans ) et la découverte des exoplanètes ( Franck Selsis CNRS Bordeaux ).
J'ai été un peu surprise quant en matière de biologie, l'avancée des connaissances sur l'apparition de la vie semble être restée en statu quo depuis ces vingt dernières années. En effet les données présentées pendant la conf ne me semblent pas différentes de celles qui étaient enseignées dans les universités au début des années 90. Hormis peut être les questions se sont affinées puisque la cible porte maintenant de savoir si la vie est apparue à partir d'éléments moléculaires simples qui ont établi très rapidement des interactions entre eux ou à l'inverse à partir d'éléments déjà complexifiés qui pour continuer à évoluer ont constitué des interactions complexes.
Enfin la théorie selon laquelle la complexité des organismes est liée au temps - d'abord des archées puis des procaryotes puis des eucaryotes et des multicellulaires ( datées à 600 millions d'années pour les plus vieux )- est remise en cause par la découverte d'organismes pluricellulaires ( enfin des fossiles bien sûr ) au Gabon vieux de 2.1 milliards d'années ( oups ). Ici
Ensuite la deuxième partie était consacrée à la présentation des progrès des découvertes des planètes gravitant autour d'étoiles autres donc que notre Soleil - les Exoplanètes - et donc la recherche de celles qui présenteraient les mêmes caractéristiques que la nôtre. Là les avancées sont abondantes depuis les années 90, j'imagine que cette évolution des connaissances correspond à celles des progrès technologiques et donc des appareils de détection spectrophotomètres et autres télescopes Hubbles ( rien que ça ), à celles de nouvelles méthodologies de recherche telles que celles du transit planétaire ou des vitesses radiales. Alors n'étant pas de la partie, tout au moins mes connaissances se limitant à peu près à celles des romans de Hard SF, j'ai été ravie d'entendre que les différentes configurations décrites dans la litératures existent : système à trois soleils, deux soleils, tiens même celui-ci.
Et bien sûr maintenant un grand nombre d'exoplanètes ont été découvertes, tout d'abord des géantes très proches de leur soleil, les Jupiter chauds puis bien d'autres de dimensions plus comparables à notre Terre.
Il est remarquable, si j'ai bien suivi, que notre système est le seul ( pour le moment ) à présenter une organisation de planètes telluriques puis de géantes gazeuses.
Ensuite une myriade de découvertes, grâce entre au télescope Kepler, ont suivi mais comment savoir si l'un de ces rochers contient de la vie ? Il s'agit ensuite de sélectionner des planètes recevant la même quantité de rayonnement de son étoile que notre planète et qui a pu rester dans une fenêtre compatible avec la vie assez longtemps pour que des organismes puissent s'y développer. Il est remarquable que Mars et Vénus n'ont jamais été dans ces conditions favorables contrairement à la Terre.
Enfin il faudrait pouvoir observer les signatures spécifiques à la vie car notre planète, vue de l'espace lointain, émet un rayonnement unique lié à son activité géologique et à la présence de vie intiment liée son atmosphère oxygéné.
En conclusion, il semblerait que la vie soit hautement probable si elle trouve des conditions favorables à son apparition qui sont elles hautement improbables.
Au final, je suis revenue à la convention dimanche, où j'ai pu assister à la conférence sur la littérature de jeunesse animée entre autre par Christian Grenier et Alain Grousset et rencontrer des auteurs, comme Geneviève Breuil, qui, comme elle l'écrit sur son blog, aime bien discuter avec de parfaits inconnus. Ensuite j'ai papoté avec Adeline Neetesonne que j'avais découvert sur Rêves et Cris de la chaîne Nolife. Hélas j'ai dû quitter la convention pour cause de bébé fiévreux, c'est bien dommage car j'aurais bien annoncé à Charlotte Bousquet que son livre Matricia est nominable ( tiens un mot abominable meuh non néologisme ) au prix Planète SF des blogueurs 2012. J'ai aussi manqué Laurent Whale qui était déjà reparti.
J'aurais bien demandé à Manchu de faire une planète Poum-Poum à mon petiot mais lui préférait prendre un biberon guérisseur.
Bien sûr j'ai fait quelques frais... dédicacés.
L'année prochaine, la convention aura lieu à Aubenas.