lundi 18 février 2013

Livra'deux pour Pàl'addict (3)

Et bien voici une affaire vite conclue : en effet Bebere et moi avons déjà choisi nos livres à explorer dans le cadre de Livra'deux pour pàl'addict.

Il m'a été proposé donc trois titres de mon pilier :

* Bilbot le hobbit de JRR Tolkien
* L'Ombre du vent de Carlos Rui Zafon
* Le continent déchiqueté de Laurent Genefort
et j'ai choisi le Genefort :


Bebere a choisi celui-ci :



Nous avons jusqu'au 30 avril pour les lire et les chroniquer.

dimanche 17 février 2013

Challenge Livra'deux pour Pal'addict - les bouquins

Donc voici les bouquins que j'ai choisis pour Bebere,

  Aralorn a choisi une vie d'aventures en devenant mercenaire. Mais sa dernière mission s' avère plus périlleuse qu elle l'avait imaginée... Elle doit recueillir des renseignements sur un sorcier dont le pouvoir et la popularité ne cessent de croître. Aidée de son énigmatique compagnon, Loup, elle rejoint la rébellion. Mais dans une lutte contre un adversaire armé du pouvoir de l'illusion, comment savoir quel est le véritable ennemi et comment anticiper sa prochaine attaque ?

Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d'avant, elle n'en veut plus. Elle décroche un job dans une résidence d'étudiants où l'on ne s'ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu'il s'agit d'un meurtre. Cela tombe bien car Cooper, le sublime garçon qui l'héberge dans sa sublime maison est détective. Une nouvelle vie commence pour Heather 


26 juillet 2012. À la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques de Londres, Sir Denton Marshall, éminent membre du comité d'organisation, est retrouvé décapité dans le jardin de sa propriété londonienne.
Sa tête a été déposée sur le buste d'une statue antique. Sur la pelouse, près du socle, les cinq anneaux olympiques ont été dessinés à la bombe...
Un certain Chronos prend alors contact avec Karen Pope, journaliste au Sun. Il revendique le meurtre et en annonce d'autres. Tous ceux qui, à ses yeux, ont dévoyé l'esprit de l'olympisme doivent périr. Aux athlètes dopés, aux organisateurs corrompus, il promet le châtiment.
De fait, agressions, meurtres et attentats se succèdent. L'enquête de Mike Lancer, meilleur élément de l'agence Private Londres se révèle compliquée - et personnelle. Sir Denton n'était autre que son futur beau-père...
Et il n'a pas de temps à perdre, la cérémonie de clôture approche, et avec elle l'apothéose sanglante promise par Chronos...



 

samedi 16 février 2013

Challenge Livra'deux pour Pal'addict

Je me lance dans un challenge utile. Parce qu'il y a les challenges plaisirs, les challenges découvertes, voici le challenge "au secours il faut que je fasse quelque chose pour mon arche de cathédrale ma Pile à Lire ;  et Livraddict a trouvé un défi tout à fait sympa et qui ne mange pas de pain, dans le sens où je n'aurai pas besoin de me racheter des bouquins.




voilà le principe :

En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

donc le hasard a sélectionné bebere  - 'jour bebere - qui tient un blog avec une PàL à jour que voici ci-dessous et qui visiblement lit de la SFFF, ah ! c'est que le hasard fait bien les choses.

Cherub, tome 1 : 100 jours en enfer de Robert Muchamore
Femme de l’Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong
Hex Hall, tome 1 de Rachel Hawkins
Les chroniques de MacKayla Lane, tome 1 : Fièvre Noire de Karen Marie Moning
Les Gardiens de l'éternité, tome 1: Dante d’Alexandra Ivy
Monster High, tome 1 de Lisi Harrison
Morgane Kingsley, tome 1 : Démon intérieur de Jenna Black
Night World, tome 1 : Le secret du vampire de L.J. Smith
Princesses mais pas trop, tome 1 : L’enlèvement du prince Armand de Jim C. Hines
Private Londres de James Patterson
Queen Betsy, tome 1 : Vampire et Célibataire de Maryjanice Davidson
Riley Jenson, tome 1 : Pleine Lune de Keri Arthur
Sianim, tome 1 : Masque de Patricia Briggs
Skeleton Creek, tome 1  : Psychose de Patrick Carman
Une (irrésistible) envie de sucré de Meg Cabot

Tadaaaaaa donc demain j'aurai choisi les trois bouquins. 


jeudi 7 février 2013

Sukkwan Island - David Vann

Je ne raffole absolument pas des drames psychologiques. Je veux dire par là  que je les fuis, de la même façon que je prends la poudre d'escampette devant les policiers trop glauques. J'en ai lu quelques uns bien sûr, comme les Noces Barbares de Yann Queffélec ou dans un autre registre le Tiroir à Cheveux d' Emmanuelle Pagano mais voilà vous avez compris je me suis fait attraper et pas qu'un peu car malgré les 232 pages chez Folio, j'ai dû l'engloutir en quatre fois ce Sukkwan Island. C'est l'histoire d'une espèce de crime parfait, certes pas prémédité mais tellement prévisible, à travers duquel il est possible de découvrir que de se tuer ce n'est pas forcément se tuer soi-même ( mais  beaucoup quand même)  pour renaître mais pas pour le meilleur.

C'est l'histoire, tronçonnée en deux parties, d'un père dépressif , égoïste mais parfois touchant que j'ai eu plus d'une fois envie de gifler, ce père qui prend de manière excessive et jamais ne donne de lui, et d'un gamin de 13 ans, son fils qu'il n'a pas élevé, plus empathique qu'il ne le faudrait, l'accompagnant dans une expédition  sur une île d' Alaska dans ce qui se voudrait être une espèce d'expérience d'ascèse ou pionnère, au choix.



Le bouquin se lit bien, le style glisse tout seul, pas de prise de tête, pas de description assommante ce qui met en exergue une sensation de solitude et d'isolement tant est si bien  que la particularité de ne pas distinguer par la ponctuation les dialogues de la narration accentue l'impression de la cécité affective du père et les craintes du fils. En outre, si par moment le texte semble long, ce n'est que pour rendre encore plus palpable le malaise entre les protagonistes.
La première partie est racontée selon le point de vue du fils, l'attention est focalisée sur lui, il est question de Roy et de "son père".. et quand enfin, le prénom du père apparaît, le lecteur pressent ce qui va se passer. Et hop cela se produit le temps de tourner la page. Effet littéraire garanti.

Tout de même, la morale est sauve.

Le père de David Vann s'est suicidé, ça donne le ton du roman, en effet.

A lire si vous aimez les drames psychologiques.
A offrir aux pères démissionnaires.
A ne pas lire si vous êtes déprimés.

Je tiens à remercier les éditions Gallimard et Livraddict pour cette découverte.






mardi 5 février 2013

Terreur - Dan Simmons

 
Le 19ème siècle renoue avec les grandes expéditions à destination de l'Afrique australe, l'Equateur, l'Amérique du sud et l'Antarctique. C'est au cœur de cette période que se déroule ce roman de Dan Simmons.
L'histoire :
1839, les navires HSM Erebus et HSM Terror sont envoyés à destination de l'Arctique canadien afin de rassembler des données sur le magnétisme et de tenter une traversée du passage du Nord-Ouest.
Les navires avaient été bien préparés pour l'époque et pourtant l'expédition fût un échec pour de multiples raisons évidentes et d'autres bien moindres.

C'est sur l'incertitude des évènements qui se sont déroulés pendant les cinq années passées dans ces contrés hostiles que Dan Simmons construit avec brio un roman qui peut de prime abord sembler difficilement abordable mais qui, une fois que l'on lui a donné sa chance, se lit avec gourmandise et effroi.
L'auteur a réalisé un travail de recherche documentaire tellement poussé qu'il permet au lecteur se prenant au jeu de vérifier chaque détail de cette aventure. Le traducteur explique en postface avoir dû s'immerger dans le monde de la marine du 19ème, des corps de métier embarqués et des us-et- coutumes des marins au long court afin de produire une traduction techniquement juste.
Le découpage du roman et la représentation des évènements au travers des styles d'écriture employés tantôt « grand reportage », tantôt épistolaire nous plonge au cœur de la psychologie des personnages et des entités que finissent par représenter les masses antagonistes.
Le monstre n'est pas tant la créature décrite par l'auteur que les hommes eux-même enclins à des folies et hallucinations collectives les poussant dans leurs derniers retranchements.

HMS Erebus and Terror in the Antarctic by John Wilson Carmichael



mercredi 30 janvier 2013

Eléments - Adeline Neetesonne

Voici un roman sympathique qui se lit en deux coups de cuillère à pot ( 190 pages ) :

Le résumé  éditeur : Julia, Philippe, Amélie et Abdil vivent des existences dissemblables mais ordinaires, chacun ayant un pouvoir qui lui est propre et lié à un des éléments de vie, jusqu’au jour où une fillette les contacte et les convie à un rendez-vous mystérieux. À ce moment-là, ils découvrent pourquoi ils possèdent ces dons et se retrouvent acteurs d’une guerre apocalyptique dans laquelle ils doivent déterminer qui est réellement leur ennemi.


Malgré un style assez scolaire qui le classerait en jeunesse, les thématiques ne font pas dans la facilité. Ce roman a l'avantage de donner envie de tourner les pages  en abordant d'une manière pudique des thèmes sensibles comme la pédophilie, l'homosexualité, la xénophobie mais aussi le meurtre, la sexualité des ados, la religion chrétienne et le paganisme. La psychologie des personnages évolue dans le temps, avec l'âge et se complexifie. J'ai particulièrement apprécié que les protagonistes ne soient ni tout blancs, ni tout noirs surtout concernant l'entité spirituelle dont on peut se demander si les actes qu'elle commet sont justifiés par la cause. 
La chute, même si elle n'est pas complètement surprenante, reste étonnante.

Un roman plus complexe qu'il n'y paraît.

samedi 26 janvier 2013

Belle du Seigneur - Suite et fin



Et bien oui, je l'ai achevé, il y a un moment même maintenant et je vais finir par oublier de faire un petit mot si je ne me décide pas à me lancer. Lorsque j'ai fait mon dernier poste j'en étais resté au dernier tiers là où je dirais que l'histoire d'amour prend toute son ampleur. Elle existait déjà mais elle en était auparavant sur le ton de la séduction et assez diluée dans des considérations sociales et professionnelles.


Le roman devient dans ce dernier tiers un huit clos entre Solal et Ariane qui à travers divers truchement tentent de garder leur amour authentique. J'avoue avoir eu quelques difficultés à apprécier leur vision des choses car évidemment leur relation est destructrice, malgré une situation financière confortable, et malgré leur isolement il leur est impossible de s'extraire du regard des autres. Solal, encore plus qu'Ariane va, pour raviver leur flamme, persuadé qu'il est que leur amour s'encroûte,  s'inventer un mythe de jalousie qui finira en jus de boudin euthanasiant. J'ai trouvé pathétique qu'Ariane soit si peu consistante, elle n'existe pas assez dans cette partie autrement que comme objet sexuel ou que d'être jolie, parfaite pour lui, se baigner trois fois par jour alors que lui-même aspire à commettre des activités plus simples. iIs apparaissent somme toute comme des individus artificiels qui une fois expulsée de leur condition, n'ont pas la capacité de se reconstruire.

Il paraït que l'auteur etait dépressif, en tout cas  à lire ce bouquin , cet état est suintant.

Enfin que l'histoire soit appréciée ou non, Belle du Seigneur est un roman magistral, c'est du grandiose, ne serait-ce que par le style.

Quelques passages

Après avoir proféré d'aimables vérités premières, ils avaient sorti leurs antennes, s'étaient tâtés socialement en s'informant réciproquement, sans qu'il y parût, de leur professions et relations respectives. Rassurés, se reconnaissant de même termitière, ils s'épanouirent et fleurirent, communièrent et avec éclat, claironnèrent leur délectation.

Ah mes amis, si tous les cornus d' Europe portaient lampions, ô miséricorde, quelle illumination !

[...] Les gros ils restent planqués ils crient aux jeunes allez les mignons courage faut mourir pour la patrie bravo faut être de zéros pour défendre la patrie on vous fera une belle tombe avec un réchaud à alcool dessus toujours allumé pour vous faire belle jambe, et nous les gros on se planque pépère [...]