samedi 16 janvier 2016

Challenge.

Que faire quand tu as décidé de te remettre à lire et que tu veux t'y tenir. Et bien un défi, rien de tel.
J'ai décidé alors de lire des sélections ou des prix. Je me lance dans le prix de ma radio préférée, FI.


Par ailleurs j'ai démarré la lecture d'un Robin Hobb, Le Soldat Chamane. Enfin démarré, il est plutôt bien entamé. Il a le goût martial des Jemmel. Rien du ton chouinant ( qui ne m'a pas empêcher de lire toute la saga ) de L'assassin du Roi.

jeudi 31 décembre 2015

Les bonnes résolutions

Et bien la nouvelle année arrive, et j'ai décidé de reprendre ce blog. Ce qui me motive ? Reprendre ce que j'aime. Arrêter de me faire phagocyter par le quotidien. Ne pas céder au terrorisme. Que sais-je encore.Donc voilà. C'est reparti pour 2016.

Je voulais avant tout remercier les personnes qui passent sur mon blog. Ensuite je voulais écrire un mot à Fantasio. Fantasio, tu es juste un nul d'avoir arrêter ton blog. J'espère au moins que tu n'es pas mort car là tu serais juste un gros con. Est-ce que je meurs moi, non, bon alors.

Bonnes Fêtes de fin d'année à tous.

La Mante

samedi 26 avril 2014

Le Signe du Chien - Jean Hougron

Le signe du chien
Jean Hougron
Présence du futur, Denoël 1995
251 pages.

Je cherchais un bouquin facile à lire et pas prise de tête. J'ai trouvé ma perle, lu en trois fois. Si si c'est possible. C'est d'autant plus intéressant que ce titre a été rédigé par un auteur dont la science fiction n'est pas le domaine de prédilection. A priori il n'a pas renouvelé l'exercice et c'est bien dommage car le style lui réussit plutôt bien.

Dans un avenir lointain, l'espèce humaine a essaimé dans tout l'univers et vit en harmonie avec des extra-terrestres de tout genre. Ou presque. Mais brusquement apparait une espèce - les Etres Doubles - faite d'énergie pure et qui menace la paix, enfin celle établie depuis la fin du Quatrième Conflit.

la Confédération décide d'envoyer un diplomate sur Sirkoma afin de retrouver un vaisseau Nivellateur, le Kapa de Séméis brutalement disparu, et prévenir l'administration locale de la nécessité d'installer une base de surveillance sur leur planète située aux confins de l'univers pour se prévenir des Etres Doubles. Sauf que de la civilisation de cette planète ne reste plus que la ville Eimos de Salers dans laquelle est confinée la population. En effet, la nuit tombée des monstres, les Rhunqs  viennent à l'assaut de la ville pour en dévorer la population. Les Rhunqs sont mis en échec grâce à un bouclier de feu et à des soldats, les Hommes-Force qui peuvent tuer des individus par la puissance de leur esprit. Les méthodes d'éducation de ces soldats n'est d'ailleurs pas sans rappeler la façon dont le héros apprend à voler dans M Vertigo de Paul Auster.

Or, neuf cents ans plus tôt, avant le quatrième conflit, Sirkoma était LA planète qui produisait les plus grands savants. Notre diplomate va se retrouver face à une population qui dispose d'une technologie proche de la notre ( des téléviseurs et des voitures ! ) et des appareils ultra-futuristes comme les solénoïde de Sorx et des disrupteurs d'ondes. Scénario qui n'est pas s'en rappeler le Sablier Vert de Jeury mais c'est juste une remarque au passage. Que s'est-il passé pendant 900 ans ? Et si le moyen de lutter contre les Etres-Doubles se trouvait sur Sirkoma ? Et bien je ne vais pas vous apporter les réponses.

Néanmoins vous l'aurez compris il s'agit bien là d'un roman traitant  de la soumission des masses ou comment certains gouvernements peuvent sous couvert de bons sentiments contrôler le libre arbitre.

morceaux de choix :

Je passai dans la salle de bains pour me brosser les dents. Au vrai, c'était la première fois que je voyais une brosse à dents et un tube de pâte ailleurs que sur une illustration ancienne mais je ne pus résister à ce plaisir. La sensation était médiocrement agréable et je comprenais qu'on ait abandonné cette méthode barbare.







jeudi 17 avril 2014

Divergente

Tiens, il y a de la lumière, il a l'air de faire bon, je sens une légère odeur de thé jasmin. Je pousse doucement la porte. C'est bien un blog, il y a des toiles d'araignées, de la poussière mais il semble plutôt agréable à visiter. Certes la nouveauté se fait rare.
C'est que la maîtresse des lieux croule sous la paperasse professionnelle. Mais elle a jeté un filin et s'extrait péniblement. Ouf j'en suis sortie, vivante ou presque. Il y aura des séquelles mais je devrais m'en remettre.

 Que peux faire une morte-vivante quand elle met le nez dehors après des mois de solitude ? et bien elle va au cinéma. Sisi. Voir des films où il ne faut pas trop réfléchir mais un peu quand même. Alors elle va voir du cinéma de jeunesse. C'est quoi c'te truc. Et bien le cinéma de jeunesse est  au septième art ce que la littérature de jeunesse est à la lecture plus mûre. Jouer par des acteurs qui sont de jeunes adultes ( ou carrément des ados ) qui se mettent en scène dans des rôles taillés pour eux dans un scénario sans trop de suspens mais bien ficelé, qui emprunte beaucoup aux Grands mais c'est normal, il faut bien imiter avant d'exploiter son réel potentiel, et évidemment une projection dans  un futur hypothétique et post-apocalyptique.

Donc Béatrice vit à Chicago après la fin du monde. Les humains qui ont survécu, ont constitué une société ordonnée où tous les citoyens ont leur place. Enfin celle qui leur est attribuée. Des Erudits, des Altruistes, des Fraternels, des Sincères, des Audacieux ( Gryffondor ? ) mais aussi les parias, tout ceux qui n'ont pas pu être classés. ( la scène "lien du sang" et un peu plus pénible que celle du chapeau dans Harry Potter mais l'idée reste la même ). Pire encore, les divergents.
Donc voilà notre jeune et jolie Béatrice qui s'en va passer le test sensé lui indiquer quelle vie plus tard elle mènera. Issue du groupe des altruistes, comme bien souvent, elle sera une Altruiste. Mais elle a un doute quand même la petiote. Néanmoins le test en décide autrement. Elle est divergente. Elle doit être éliminée. La technicienne qui lui fait passer le test, la met au parfum. Elle trompe l'ordinateur et l'enregistre comme Altruiste et conseille fortement à notre Béa de cacher son vrai état. Le jour de la cérémonie de confirmation, le seul moment où les jeunes ont la possibilité de choisir leur voie en dépit du test, elle décide de devenir une Audacieuse. Un militaire en somme. Avec un petit côté " quand on arrive en ville"...


Mais les Erudits revendiquent le pouvoir aux altruistes et mènent une propagande infamante. Jusqu'au coup d'état. La thématique est donc Nuit de Cristal et peste brune. De toute façon, comme la réalité a déjà largement dépassé  la fiction dans ce domaine, le film ne peut être que mièvre dans l'ensemble.

N'empêche je fais ma cynique mais j'ai regardé ma montre un quart d'heure avant la fin ce qui est plutôt une belle performance. Quelques belles phrases sur la liberté de conscience... le film reste globalement agréable avec des valeurs honorables mises en exergue, un arrière fond de Hunger Game.





dimanche 20 octobre 2013

Le Sablier Vert - Michel Jeury

   Un petit bouquin des plus agréables à lire, ( en haut à gauche sur l'image ), une quête initiatique d'un homme qui vit dans un monde où la technologie disparaît faute d'avoir formé les techniciens et maintenu les connaissances après un accident nucléaire. Ailleurs il n'y a rien, des serpents ou des pilleurs. Mais le pouvoir en place n'en est pas si sûr cependant cette pensée progressiste ne saurait venir de l' Empereur qui serait accusé de républicain.

Alors secrètement il mandate Taël à aller au delà des frontières d'Eristanavec une expédition et  à retrouver le Sablier Vert qui permettrait de changer le monde.
Il est possible de retrouver tous les procédés d'une quête, du dépassement de soi et de la rébellion et d'une manière plus insidieuse des procédés politiques  inavouables. Un bon texte qui convient bien à des ados mais qui ne laisse pas l'adulte insensible.

Le Sablier Vert a été réédité récemment. Pour ma part, je l'ai lu dans la collection " l' âge des étoiles " chez Robert Laffont.
204 pages.1977, couverture de Robert Gigi.


jeudi 22 août 2013

La Maison des Sept Femmes - Leticia Wierzchowski

1835. Dans les états du sud du Brésil, la révolte gronde contre la politique économique de l’empire. Décidés à défendre leurs droits et le produit du travail de leurs terres, les grands propriétaires terriens gauchos entrent en guerre civile contre les impériaux. À leur tête, le général Bento Gonçalvez da Silva. Bien qu’il envisage un conflit court, il prend soin de protéger sa famille en conduisant sa femme, ses sœurs et ses nièces dans l’estancia de la Barra, propriété isolée où elles vont attendre la fin de la guerre. Celle-ci durera dix ans. Dix ans à la poursuite de la liberté pour les esclaves du Rio Grande do Sul et de l’autonomie pour les grandes provinces du Sud.

Pendant ce temps, Manuela, jeune nièce de Bento, raconte l’attente épuisante, les peurs et les espoirs d’un foyer féminin où le temps semble suspendu. Sa vie changera à jamais à l’arrivée de Giuseppe Garibaldi, venu prêter main-forte aux républicains.
Tout à son premier amour, elle ne remarque pas les égarements de sa sœur Rosario, que l’attente fait peu à peu sombrer dans la folie. Comme sa mère et ses tantes, elle vit plus que jamais au rythme de la guerre, sachant pertinemment que leurs vies en seront bouleversées à jamais.

Une fois n'est pas coutume je copie-colle le résumé de la quatrième de couv'. Il est bien écrit n'en dit ni trop ni pas assez, peut être juste ce qui concerne Rosario.

j'ai perçu deux parties dans le roman, un avant Garibaldi et un après. La première partie concerne je dirai plus les  quatre femmes mûres : Dona Antônia, Dona Ana, Dona Maria Manuela et Caetana. La deuxième, elle, met en valeur les filles, Perpetua, Rosario, Manuela et Mariana. Bon ça fait huit vous allez me dire. Dona Antonia est veuve et vit seule dans l' Estancia de Brejo, assez proche de l' Estancia de Barra où les sept autres femmes vont se retrouver. Dans cet univers dichotomique, la guerre d'une part et la fausse quiétude de la maison d'autre part, Garibaldi se présente comme l'événement perturbateur. Et les hommes la-dedans : et bien ils font la guerre. Souffrent et meurent. Tombent amoureux aussi. Font des enfants parfois.

Dans la première partie, l'inquiètude est palpable, l'angoisse de l'arrivée d'un courrier ou d'un estafette annonçant la mort d'un proche constitue la crainte  prégnante dans les deux cents  premières pages. L'auteure a su mettre en valeur cette saisissante inquiètude en nous donnant au compte goutte des nouvelles de la guerre, c'est à dire à travers la maigre correspondance qui informe de l'avancée de la rébellion, l'évolution des combats, la création de la République.

Garibaldi - source wikipédia
A la demande du général Bento Gonçalvez da Silva, Garibaldi, exilé d' Europe, va venir à l' Estancia de Brejo pour y construire les bateaux de la République. Et, comme si les jeunes femmes, qui n'en pouvaient plus de leur vie de recluses, avaient décidé de vivre coûte que coûte, le roman change de rythme à la mesure du mouvement des combats et des blessures de la République.

Bento Gonçalvès da Silva
Du début à la fin, une ambiance poignante règne sur le roman. La sensation que le temps  s'est arrêté avec l'arrivée des femmes à l'Estancia de Barra et que l'attente peut se faire objet, traduire l'ennui des femmes, la tristesse, l'angoisse sans anéantir le lecteur est un très bel exercice, réussi s'il en faut.

L'écriture s'exprime en partie  via un narrateur externe qui décrit les actes et sentiments des différentes protagonistes mais aussi à travers les cahiers de Manuela qui nous apportent des approfondissement sur les réactions des autres femmes en fonction de leur caractère. Une petite touche de fantastique est là pour rappeler qu'il s'agit d'un roman. Le livre reste très historique.

 Dans un premier temps peu de prise de position se font remarquer. Puis peu à peu des explications se font jour afin de faire percevoir au lecteur la complexité du personnage du général Bento  Gonçalvès da Silva et peut être aussi la cause de l'échec de son entreprise.

C'est un beau roman historique que Leticia Wierzchowski nous dévoile, une belle saga familiale avec une certaine froideur - liée peut être  à la dureté des événements - vue du côté des femmes qui m'a permis de découvrir un peu de l'histoire du Brésil et des mœurs de ses habitants. J'ai aussi apprécié les descriptions du climat et des paysages, l'ensemble est bien dosé et j'ai été toute troublée de ces étés de décembre de l'hémisphère sud.

je remercie les éditions Lattès et Livraddict pour cette excellente sélection.










dimanche 11 août 2013

L' Evangile de Jimmy - Didier van Cauwelaert


Jimmy à 32 ans et s'occupe de l'entretien des piscines. Un beau matin, des agents du gouvernement lui annoncent qu'il est le clone du Christ. Comme le personnage ne correspond pas au rôle, il faut le formater. Mais le gouvernement niera toute implication et le Vatican, prudent, va rejeter ce nouveau Sauveur. Que va devenir Jimmy ?

Un roman pour changer, il y avait longtemps. Un roman intéressant rythmé comme une histoire d'espionnage avec intrigues politiques et embrouilles religieuses. Le suspens est assez bien mené, le doute reste complet et utilise le stratagème indémont(r)able : ça marche si l'on y croit d'une part, une tentative d'explication scientifique d'autre part ( une espèce de vitalisme ) pour expliquer les miracles.
L'ensemble reste un roman d'été et son élan me laisse pressentir  un bon filon pour le cinéma.

J'ai particulièrement apprécié la première partie, celle où Jimmy découvre qu'il serait un clone du Christ, qu'il se cherche, qu'il doute, le texte est  plein d'humour avec une ré-interprétation à sa sauce des paroles des Evangiles. Après j'ai plus de mal oui-non, oui-non j'ai été lassée et contente d'arriver au bout.

Je vous rassure le mystère reste complet.


Passage choisi

On doit éviter la peur qui nous fait perdre nos moyens, et garder notre bonne humeur pour remonter le moral autour de nous, car ce ne sont pas les pisse-froid qui nous rendront le sourire.