dimanche 30 août 2026

Le Ministère du futur : Kim Stanley Robinson

 

En cet fin d'août, Jancovici était dans le grand entretien de France Inter et c'est en écoutant le podcast de l'émission que j'écris ce petit mot.

Pourquoi cette digression : le ministère du futur traite exactement du sujet de son dernier livre, le plan robuste de l'économie française "Réussir la transition dans l'incertitude». 
Le roman est donc un récit d'anticipation proche sur un sujet … brûlant.
Le livre de Robinson débute par une canicule en Inde qui tue 26 millions de personnes en quelques jours. Nous suivrons un survivant, un occidental travaillant pour une ONG, tout le long du roman. Suite à cette catastrophe, le ministère du futur est crée et sa mission va être de trouver des solutions pour éviter que cela ne recommence. Mais ce groupe politique n'a ni moyen ni soutien. Nous allons donc suivre le combat de Marie Murphy et de ses conseillers qui vont devoir lutter sur plusieurs fronts : convaincre les industriels de réduire leur émission de carbone en investissant dans des technologies « propres » et les financiers de soutenir le carboncoin. Dans un premier temps, il se produit ce que nous faisons toujours si bien : une solution de géoingénierie est mise en place, la canicule est oubliée et tout repart comme si de ne rien était. Or ce n'est pas l'avis d'un certain groupe de citoyens qui fondent un groupuscule écoterroriste. Ils ne feront pas dans la dentelle.
La particularité du récit est son positionnement définitivement socialiste. Il est extrêmement documenté. L'auteur y parle même du mouvement des Gilets jaunes, de Thomas Piketti… des milliers de solutions déjà mises en place. Ce roman ce n'est pas de l'anticipation mais de la prémonition.

Allez un peu de douceur dans ce monde bientôt très hostile.




jeudi 9 juillet 2026

Le partage des Mondes - Olivier Grenson

Londres, Seconde guerre mondiale. Une petite fille, déplacée en Ecosse, retourne dans la capitale anglaise pour y retrouver sa maman. Mais elle échappe à la surveillance des adultes qui en ont la charge. Un monsieur, qui pourrait être son grand-père, la prend en charge, le temps de retrouver sa mère. Pour occuper l'enfant, il lui raconte une histoire fantastique dont la petite fille fera un roman graphique après la guerre.

Le Partage des Mondes  par Grenson 

 Une sorte de Narnia sans la porte qui met en valeur la solidarité et parle des débuts de l'écologie. J'ai bien aimé la petite touche " Tati ", seuls les vêtements de l'enfant ressortent en couleur, le reste est plutôt sépia, sauf le conte. 240 pages, 2024 LE LOMBARD


samedi 23 mai 2026

Freux de Tony Zwald

 

Je remercie Babelio pour m'avoir fait parvenir ce livre dans le cadre de la masse critique d'avril. Les corvidés semble être le fil conducteur des dernières sélections.J'entendais à la radio que 4 films sur la seconde guerre mondiale était présentés au festival de Cannes.
Les conflits mondiaux semblent être des sujets inépuisables.

Là c'est un roman graphique de Tony Zwald que je vais vous présenter. La première de couverture donne le ton, tout en noir et blanc, barbelés ( il y en a beaucoup, beaucoup en tournant les pages ) , corbeau et squelette de soldat allemand en uniforme au  premier plan. Le titre Freux rime avec affreux. Ces oiseaux là ne sont pourtant qu'opportunistes, comme les rats d'ailleurs, le reste n'est qu'imaginaire et anthropomorphisme. L'oiseau de malheur est au champ de bataille ce que l'aigle est aux grands espaces comme une espèce de négatif du Reichsadler du Saint Empire germanique.

Je me demandais pourquoi l'auteur avait fait le choix de  se placer du côté des allemands. Puis j'ai lu que certains dialogues rendent hommage à Ernst Jünger, qui, à 19 ans, a été officier dans les Sturmtruppe, connu pour avoir traversé le conflit avec une rare distanciation, un courage sans faille  et  un œil capable de trouver de la poésie dans les moments les plus horribles sans pour cela être un psychopathe, ce qui peut être l'empêcha de tomber dans la folie ou le désespoir, contrairement à certains personnages du roman.

Du coup j'ai envie de lire " Orages d'acier" alors que ma PAL déborde. 

 

 

 

 

  

jeudi 23 avril 2026

Jacaranda de Gaël Faye

"Jacaranda", Gaël Faye, Grasset, 2024     

La narration est légèrement décentrée par rapport à "Petit Pays"  puisque l'auteur a fait le choix d'un personnage principal qui n'a connu le génocide rwandais de 1994 qu'à travers le petit écran en France mais le récit n'en est pas moins épouvantable. Les non-dits sont très prégnants : la mère rwandaise qui ne parle jamais de son pays  de son histoire ni même sa langue maternelle et qui ne lâchera rien à l'arrivée de son "neveu", Claude, gravement blessé, où le lecteur comprend bien que l'enfant de  12 ans, recueilli, s'est pris un coup de machette.  L'auteur semble avoir gagné en maturité et apporte beaucoup d'explications quant à la manipulation des autochtones par les pays occidentaux et insiste sur  le fait que le drame n'épargne pas les générations qui ont suivi. L'histoire du Rwanda est balayé de la genèse du génocide à travers le personnage de Rosalie, son arrière grand-mère jusqu'à sa reconstruction à travers Claude et Stella.

    

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Rue bordée de jacarandas à Pretoria, en Afrique du Sud.

     Les mots me manquent quand je dois écrire une critique sur des événements ô combien sordides qui ont pu se produire à un moment ou un autre de l'histoire de nos civilisations. 

Il a fallu que j'aille voir à quoi ressemblait un jacaranda pour comprendre le pourquoi de la couleur du livre. 

Jacaranda, 282 pages, aux Editions Grasset, 2024, prix Renaudot 2024, 

 Dans la même thématique :

Petit Pays de Gaël Faye, le livre et le film. Le livre a obtenu le Goncourt des Lycéens. 

Une série Netflix : Rwanda, la couleur du sang 

 

 

jeudi 16 avril 2026

Chien 51 de Laurent Gaudé

 Chien 51 par Gaudé

Livre dont j'avais beaucoup entendu parlé sans savoir rien connaitre de son contenu. Même quand le film est sorti je n'ai pas cherché à savoir. Connaissant un peu l'auteur je ne m'attendais pas du tout à une dystopie dans l'esprit Soleil Vert. 
La thématique est effrayante : les états en faillite peuvent être vendus à des multinationales. Celles-ci distribuent ensuite les populations en fonctions de leurs compétences. La zone 1 pour les cadres sup, la zone 2 pour les gens employables, la zone 3 pour les autres. Gaudé décrit son monde en Grèce, qui de fait n'existe plus car vendue, est démantelée. Tout rapport avec la situation économique de ce pays n'étant sans doute pas fortuit. Je vous mets un passage croustillant de la page 225 en citation. Tout rapport avec l'actualité de cette semaine ( du 11 janvier 2026 ) est forcément fortuite, mais Gaudé aurait-il les dons de divination d'une Cassandre. ( Comme feu Bordage d'ailleurs si vous avez lu Wang vous comprendrez. )

Il s'agit donc du roman policier dans un monde futuriste dans lequel les plus riches se servent des plus pauvres comme testeurs d'organes éternels. Évidemment c'est interdit. Mais avec de l'argent tout s'achète. Sauf que certains greffés se font assassiner. Le récit navigue entre l'histoire du Chien, Zem, qui a trahi sa cause par amour, et l'enquête.

304 pages chez Acte Sud. 

La Vallée d'Arnaud Sagnard.

 La Vallée par Sagnard

Une thématique intéressante mais je me suis ennuyée dans les digressions de l'auteur. Heureusement le roman est court et la fin intéressante. Le thème principal reste la quête de soi. 
Un fils d'agriculteur va rejoindre un projet avant-gardiste à la Silicone Valley, intitulé le programme dont l'objectif est de réaliser de la réalité augmentée grâce à un implant. L'auteur nous fait naviguer entre le monde mourant ( enfin tel qui est décrit dans le roman ) de l'agriculture et celui moderne et visionnaire de l'informatique de loisirs. Il y aura tout de même un bémol qui fera toute la qualité de la chute de l'histoire, et qui donne de l'espoir, de la foi en l'humanité.
L'auteur a une excellente connaissance du monde informatique Geek et de la musique électro-techno. Je me suis régalée à redécouvrir quelques titres de Krafwerk. 

 240 pages aux éditions Seuil. 

La chambre des officiers de Marc Dugain.

 La chambre des officiers par Dugain

un roman extraordinaire du point de vue d'un mutilé de la grande guerre. Un récit terrible, comme toujours sur ces périodes de folies meurtrières, qui a laissé tant d'hommes amputés, dévisagés , traumatisés. Abordable dès 12 ans pour un bon lecteur je pense car la plume est accessible et c'est important qu'elle le soit. Je suis effrayée quand je lis les soins prodigués et la frugalité du confort alors qu'il s'agit d'officiers. Je n'ose imaginer la façon dont étaient traités les simples soldats. 

Je ne vais pas m'étendre dessus : pour ceux qui n'aiment pas lire il existe en film. En BD aussi.

A découvrir absolument. 

 171 pages au format Pocket, de 1999

 

Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kéfi.

Quatre jours sans ma mère par Kéfi

Un  petit livre touchant, très bien écrit, sur une famille tunisienne venue se reconstruire dans une cité en RP. Mais un jour la mère  disparaît volontairement et le passé rattrape la petite famille. Il y a une histoire de chat, je suis faible quand il y a des chats. Si la thématique est sur la situation de la femme dans le couple " à long terme", et de l'habitus à la Bourdieu, c'est aussi celui du non-dit.
Par ailleurs, l'auteur dispose d'une très belle plume urbaine. 

205 pages

aux éditions Philippe Rey 

Sur le thème du non-dit :

Jacaranda de Gaël Faye

Ann d'Angleterre de Julia Deck 

Soon de Thomas Cadène et Benjamin Adam

 Bandes dessinées - Soon - DARGAUD

 

Une dystopie pas trop tristoune même si la couleur noire est prédominante qui balaie les grands thèmes de la science fiction : la conquête spatiale, la fin de l'humanité mais aussi la séparation et la quête de soi.
On suit Youri, 14 ans ( comme Gagarine c'est logique ) et sa mère Simone. Simone est la directrice du projet Soon 2 qui est une station en partance pour Alpha du Centaure. Nous vivons leur séparation. L'humanité ne comporte plus que 800 millions d'habitants répartis en 7 zones. Je ne vais pas vous dire pourquoi l'humanité a disparu mais rien de transcendant, j'ai envie d'écrire qu'il suffit d'écouter une bonne dose de Jancovici, d'y ajouter une touche de pandémie, une cuillerée d'Aurélien Barrau, une guerre à droite, une à gauche, chauffer à coup de dérèglement climatique : le plat est prêt. 
 
un passage m'a fait sourire : exploser Elon Musk et l'envoyer au firmament et au delà, il fallait oser.
 
 
 
 sortie en 2019 chez Dargaud, 240 pages 

 

Les chiennes de garde - Dahlia de la Cerda

 Chiennes de garde : Debout les mortes ! - En attendant Nadeau

Un livre atroce, dans la lignée des 3 sœurs de Laura Poggioli, sur la maltraitance envers les femmes au Mexique. Le récit se présente comme des nouvelles mais en fait chaque personnage se connait de près ou de loin. La fin de chaque nouvelle est la même : une femme meurt ( ou une femme trans ) dans des conditions plus ou moins sordides. Il faut avoir le coeur bien accroché.

 un podcast disponible sur France culture : clic 

Sur le même thème :

les 3 soeurs de Laura Poggioli. Alors celui-là est vraiment très dur car il est d'après des événements réels sur les violences faîtes aux femmes en Russie et il touche aussi des enfants. 

 Les chiennes de garde de Dalhia de la Cerda

publié aux éditions Sous-Sol.

240 pages 

 

Ilaria ou la conquête de la désobéissance de Gabriella Zalapi.

 


Ilaria est enlevée par son père quand sa femme se sépare de lui et que celle-ci décide d'aller vivre  à Genève.
Une histoire de divorce du point de vue de l'enfant qui découvre la liberté et que ceux qui sont censés nous protéger peuvent être défaillants, ( le père fait vraiment peur et m'a remémoré Shining, c'est dire !) et qui sera arrachée prématurément à l'innocence juvénile. La cavalcade du père va durer deux ans, nous verrons le style de l'enfant évolué. Touchant, perturbant, poignant.

 Ilaria ou la conquête de la désobéissance de Gabriella Zalapi.

176 pages

aux éditions ZOE, publié en 2024. 

  

mardi 14 avril 2026

Ceux que la Terre dévore.

 Ceux que la terre dévore par Cornu

Un polar dans l'air du temps.
Un démarrage puissant puisque le lecteur se retrouve à la première personne dans le corps d'un homme  qui se réveille complétement neutralisé.
Nous suivons une enquête,  qui se déroule sur quelques jours d'un mois d'avril, sur des meurtres perpétrés contre des membres d'une association les Ent - warriors qui a poursuivi le chef de l'entreprise " Green Hand " pour malversation. Mais en fait tout le monde disparait : le chef d'entreprise Lebec, le fondateur des Ent- Warriors   et même un flic  alors que les morts s'accumulent. Lebec a bien les moyens de s'offrir des tueurs à  gages mais il reste introuvable. Alors vengeance, eco-terrorisme ? Autre ? Qui est cet homme attaché, bâillonné et aveuglé ? Qui vient le nourrir et le torturer ?
Une histoire bien menée et haletante.
Juste la fin m'a déçue mais c'est très personnel. En effet je n'apprécie pas les fins "scoubidou". Autant "Dans le jardin du bossu" j'en ai ri car la narration se prête à l'humour noire et à une fin un peu ridicule, autant là je trouve qu'elle gâche l'ensemble.

 Dans la même thématique : 

"Une saison de colère de Sébastien Vidal"  roman aux éditions Le mot et le Reste.

" Le droit du sol - journal d'un vertige " d' Etienne Davodeau ( Roman graphique ) aux éditions Futuropolis

Ceux que la terre dévore d'Aurélie Cornu

170 pages 

Aux éditions Paul & Mike 2026

samedi 3 mars 2018

Police quand tu me tiens

Il y a plus de un an j'avais écrit que je relançais ce blog. Mais si ! c'est écrit ! Heureusement je n'ai pas précisé à quelle fréquence. huhuhuhu.Qu'est ce que j'ai lu dernièrement, enfin l'été dernier. Et bien tout ça.


Oui tous. vraiment tous. Alors j'ai un petit secret. Je vais te le susurrer, à toi, confidentielle blogosphère. Je les ai écoutés. Et oui, la Mante est overbookée. Alors pour lire, s'évader dans sa vie monotone, ou plutôt la monotonie de sa vie, ou encore dans les tâches pénibles de la vie du quotidien auxquelles il faut sacrifier, quand tu as les deux mains prises mais encore 70 % du cerveau disponible, et bien le livre lu, c'est de la balle. Evidemment, il ne faut pas de la lecture trop élaborée. Pas trop de personnages non plus. Du plan-plan. Mais du plan-plan sympa quand même. Un peu de suspens. Et pas une écriture trop dégueu. Bref un bon policier bien traduit c'est cool pendant le passage de l'aspi. Donc je me suis avalée tous les Läckberg. Si je puis dire, les pages se tournent toutes seules, et je les ai aspirés les uns après les autres. Ils se lisent très très bien. Bon parfois les intrigues sont capillotractées. Le personnage principal un peu inconsistant.(  Mais sympathique.). N'est pas Lisbeth Salander qui veut ! Mais voilà, j'ai adoré le petit combat féministe qui se retrouve à chaque épisode.


mercredi 1 juin 2016

C'est un virus, pas un Docteur

Pas un docteur.

Depuis Star Trek, 1999, X-Files, Sliders, Stargate, Charmed et Medium ( ben je suis une fille quand même ), j'avais juré que je ne perdrais plus mon temps devant des séries. Que de la lecture. Puis j'en avais entendu parlé, un peu par vilain chéri - décapité depuis peu - et par Le Cercle. Mais j'avais dit que non, non, non, non je résisterais. Je suis forte. C'est une question de volonté. Puis j'ai regardé un épisode, enfin un bout, juste un. Et j'ai trouvé ça trop kitch. Je devais avoir de bon anticorps à ce moment-là.
Afin de passer des moments popcorn et glaces avec ma très noble descendance au sang vert, qui approche l'âge de découvrir le vaste monde, en attendant l'infini et au-delà des univers connus et inconnus, je me suis abonnée à un célèbre distributeur de films et séries.
Et il était là. Oui, oui là. Tapis dans l'ombre, vous voyez, juste dans cet espace au coin de l'oeil, qui disparaît quand il est regardé bien en face. Enfin, il est le compagnon parfait. Il se régénère quand il se meurt. Et il nous fait le coup de treize à la douzaine. Ah ! Imaginez ça, un compagnon qui repousse à l'infini. Et en plus il change d'aspect, quoi de mieux que le changement pour ravivez la flamme.
Le 11 ième était jeune et juteux, le dernier est plus sec et croustillant.... le 10 ième était à point. Bon allez j'ai 53 années d'épisode à rattraper.



Ne vous y trompez pas, c'est la boîte que je préfère à tout, je peux y coller mes oothèques.

dimanche 15 mai 2016

Le Soldat Chamane, Robin Hobb

Bonjour,

Voilà je suis toujours sur le Robin Hobb, le soldat Chamane.
Enfin au volume 5 ( sur 8 ).
Sans mauvaise surprise, le roman se lit très bien. Il est très fluide, avec un style
qui peut paraitre un peu pompeux. L'intrigue,sans nous infliger de longueurs, avance doucement, bien loin du rythme infernal qu'il est souvent de mise dans certaine littérature.

On trouve donc le thème favori de l'auteure : la recherche d'amour et de reconnaissance, et l'hésitation sur les choix à porter dans des sociétés étriquées. Cette fois, pas de monde véritablement rempli de chevalier mais j'ai eu plutôt l'impression d'être en Amérique du Sud. Si le sabre et l'épée sont omniprésents, ils sont d'avantage une allégorie des attributs masculins, l'arme à feu a fait son entrée.

un petit mot sur le héros :

Notre héros, Jamère Burvelle n'a de cesse de lutter pour que son père l'admire. Et malgré cela, dans une société aux codes très rigides, il court après une chimère et contrairement à l' Assassin du Roi, il n'aura pas de père de substitution. Là où j'en suis il se rebelle à peine alors que sa cousine, elle, met les pieds dans le plat. Les femmes ne sont pas des guerrières mais à leur façon, elles modèlent les hommes et les assouplissent. Jamère est à la fois courageux et faible, il fait des choix mais toujours  à moitié. Parfois j'ai envie de lui mettre mon pied aux fesses.

Un petit mot sur le cadre

Le monde pré-industriel dont est issu Jamère s'oppose à  la nature foisonnante du Peuple Océlion. Le rationnel à la magie. Notre héros navigue entre les deux.

samedi 16 janvier 2016

Lyonnesse, Jack Vance

Je regardais ma vieille liste de en cours. Elle n'a pas beaucoup avancé.

En cours :

Lyonnesse I, le jardin de Suldrun Jack Vance


Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson
à moitié lu.

Roi du matin, Reine du jour, Ian McDonald
3/4 lu

Le Maître du haut château du "Maître"
L'horloge temporelle de Van Vogt
1 nouvelle de lue.



sauf la saga de Jack Vance que j'ai lue entièrement. Si, si les 3000 pages à peu près.
Je ne peux plus vraiment en faire de chronique sauf sur un souvenir. Et quel souvenir.
Je crois que cette trilogie fait partie des meilleurs livres de Fantasy que j'ai pu avaler.

C'est un vrai régal, une ambiance sombre de conte celte, mystérieuse magique dure et épouvantable,

humide, désespérée et victorieuse.
Une saga étonnante que je conseille vivement au fan de genre.

Le premier tome traite d'une jeune femme entétée qui résiste à son roi de père. Jusqu'à en mourir.
Le second tome d'une maléfique perle, concentré de mal.
et le troisième tome, c'est le final triomphal du Bien sur le Mal.

Les 3 peuvent se lirent indépendamment les uns des autres mais les lire dans le bon sens est un plus dans la compréhension subtile de l'histoire.

Challenge.

Que faire quand tu as décidé de te remettre à lire et que tu veux t'y tenir. Et bien un défi, rien de tel.
J'ai décidé alors de lire des sélections ou des prix. Je me lance dans le prix de ma radio préférée, FI.


Par ailleurs j'ai démarré la lecture d'un Robin Hobb, Le Soldat Chamane. Enfin démarré, il est plutôt bien entamé. Il a le goût martial des Jemmel. Rien du ton chouinant ( qui ne m'a pas empêcher de lire toute la saga ) de L'assassin du Roi.

jeudi 31 décembre 2015

Les bonnes résolutions

Et bien la nouvelle année arrive, et j'ai décidé de reprendre ce blog. Ce qui me motive ? Reprendre ce que j'aime. Arrêter de me faire phagocyter par le quotidien. Ne pas céder au terrorisme. Que sais-je encore.Donc voilà. C'est reparti pour 2016.

Je voulais avant tout remercier les personnes qui passent sur mon blog. Ensuite je voulais écrire un mot à Fantasio. Fantasio, tu es juste un nul d'avoir arrêter ton blog. J'espère au moins que tu n'es pas mort car là tu serais juste un gros con. Est-ce que je meurs moi, non, bon alors.

Bonnes Fêtes de fin d'année à tous.

La Mante

samedi 26 avril 2014

Le Signe du Chien - Jean Hougron

Le signe du chien
Jean Hougron
Présence du futur, Denoël 1995
251 pages.

Je cherchais un bouquin facile à lire et pas prise de tête. J'ai trouvé ma perle, lu en trois fois. Si si c'est possible. C'est d'autant plus intéressant que ce titre a été rédigé par un auteur dont la science fiction n'est pas le domaine de prédilection. A priori il n'a pas renouvelé l'exercice et c'est bien dommage car le style lui réussit plutôt bien.

Dans un avenir lointain, l'espèce humaine a essaimé dans tout l'univers et vit en harmonie avec des extra-terrestres de tout genre. Ou presque. Mais brusquement apparait une espèce - les Etres Doubles - faite d'énergie pure et qui menace la paix, enfin celle établie depuis la fin du Quatrième Conflit.

la Confédération décide d'envoyer un diplomate sur Sirkoma afin de retrouver un vaisseau Nivellateur, le Kapa de Séméis brutalement disparu, et prévenir l'administration locale de la nécessité d'installer une base de surveillance sur leur planète située aux confins de l'univers pour se prévenir des Etres Doubles. Sauf que de la civilisation de cette planète ne reste plus que la ville Eimos de Salers dans laquelle est confinée la population. En effet, la nuit tombée des monstres, les Rhunqs  viennent à l'assaut de la ville pour en dévorer la population. Les Rhunqs sont mis en échec grâce à un bouclier de feu et à des soldats, les Hommes-Force qui peuvent tuer des individus par la puissance de leur esprit. Les méthodes d'éducation de ces soldats n'est d'ailleurs pas sans rappeler la façon dont le héros apprend à voler dans M Vertigo de Paul Auster.

Or, neuf cents ans plus tôt, avant le quatrième conflit, Sirkoma était LA planète qui produisait les plus grands savants. Notre diplomate va se retrouver face à une population qui dispose d'une technologie proche de la notre ( des téléviseurs et des voitures ! ) et des appareils ultra-futuristes comme les solénoïde de Sorx et des disrupteurs d'ondes. Scénario qui n'est pas s'en rappeler le Sablier Vert de Jeury mais c'est juste une remarque au passage. Que s'est-il passé pendant 900 ans ? Et si le moyen de lutter contre les Etres-Doubles se trouvait sur Sirkoma ? Et bien je ne vais pas vous apporter les réponses.

Néanmoins vous l'aurez compris il s'agit bien là d'un roman traitant  de la soumission des masses ou comment certains gouvernements peuvent sous couvert de bons sentiments contrôler le libre arbitre.

morceaux de choix :

Je passai dans la salle de bains pour me brosser les dents. Au vrai, c'était la première fois que je voyais une brosse à dents et un tube de pâte ailleurs que sur une illustration ancienne mais je ne pus résister à ce plaisir. La sensation était médiocrement agréable et je comprenais qu'on ait abandonné cette méthode barbare.







jeudi 17 avril 2014

Divergente

Tiens, il y a de la lumière, il a l'air de faire bon, je sens une légère odeur de thé jasmin. Je pousse doucement la porte. C'est bien un blog, il y a des toiles d'araignées, de la poussière mais il semble plutôt agréable à visiter. Certes la nouveauté se fait rare.
C'est que la maîtresse des lieux croule sous la paperasse professionnelle. Mais elle a jeté un filin et s'extrait péniblement. Ouf j'en suis sortie, vivante ou presque. Il y aura des séquelles mais je devrais m'en remettre.

 Que peux faire une morte-vivante quand elle met le nez dehors après des mois de solitude ? et bien elle va au cinéma. Sisi. Voir des films où il ne faut pas trop réfléchir mais un peu quand même. Alors elle va voir du cinéma de jeunesse. C'est quoi c'te truc. Et bien le cinéma de jeunesse est  au septième art ce que la littérature de jeunesse est à la lecture plus mûre. Jouer par des acteurs qui sont de jeunes adultes ( ou carrément des ados ) qui se mettent en scène dans des rôles taillés pour eux dans un scénario sans trop de suspens mais bien ficelé, qui emprunte beaucoup aux Grands mais c'est normal, il faut bien imiter avant d'exploiter son réel potentiel, et évidemment une projection dans  un futur hypothétique et post-apocalyptique.

Donc Béatrice vit à Chicago après la fin du monde. Les humains qui ont survécu, ont constitué une société ordonnée où tous les citoyens ont leur place. Enfin celle qui leur est attribuée. Des Erudits, des Altruistes, des Fraternels, des Sincères, des Audacieux ( Gryffondor ? ) mais aussi les parias, tout ceux qui n'ont pas pu être classés. ( la scène "lien du sang" et un peu plus pénible que celle du chapeau dans Harry Potter mais l'idée reste la même ). Pire encore, les divergents.
Donc voilà notre jeune et jolie Béatrice qui s'en va passer le test sensé lui indiquer quelle vie plus tard elle mènera. Issue du groupe des altruistes, comme bien souvent, elle sera une Altruiste. Mais elle a un doute quand même la petiote. Néanmoins le test en décide autrement. Elle est divergente. Elle doit être éliminée. La technicienne qui lui fait passer le test, la met au parfum. Elle trompe l'ordinateur et l'enregistre comme Altruiste et conseille fortement à notre Béa de cacher son vrai état. Le jour de la cérémonie de confirmation, le seul moment où les jeunes ont la possibilité de choisir leur voie en dépit du test, elle décide de devenir une Audacieuse. Un militaire en somme. Avec un petit côté " quand on arrive en ville"...


Mais les Erudits revendiquent le pouvoir aux altruistes et mènent une propagande infamante. Jusqu'au coup d'état. La thématique est donc Nuit de Cristal et peste brune. De toute façon, comme la réalité a déjà largement dépassé  la fiction dans ce domaine, le film ne peut être que mièvre dans l'ensemble.

N'empêche je fais ma cynique mais j'ai regardé ma montre un quart d'heure avant la fin ce qui est plutôt une belle performance. Quelques belles phrases sur la liberté de conscience... le film reste globalement agréable avec des valeurs honorables mises en exergue, un arrière fond de Hunger Game.